CHAPITRE I GENERALITES
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banquettes qui elles aussi protègent contre l’érosion (BOUDOURESQUE et JEUDY DE
GRISSAC, 1983 ; BOUDOURESQUE et al., 2006a).
I.2. Production primaire et cycle du carbone dans les herbiers
I.2.1. Production primaire et flux de carbone
Comme toutes les magnoliophytes marines, on distingue chez P. oceanica deux compartiments
producteurs primaires : la plante, dont la production est estimée entre 400 à 2 500 gPS.m
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, et
les épiphytes autotrophes qui peuvent contribuer jusqu’à 500 à 900 gPS.m
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(BOUDOURESQUE et al., 2006b). A ceci on peut également ajouter la contribution des
microalgues vivant entres les faisceaux sur les sédiments (MATEO et al., 2006). La matière
végétale produite par l’herbier peut avoir différents devenirs : elle peut être consommée sur place
ou être exportée. La consommation par les herbivores ne représente que 10 à 15 % de la production
foliaire (PERGENT et al., 1997), car les feuilles sont difficilement digérables. Les feuilles non
consommées sont soit accumulées dans la litière avec d’autre macro-détritus, soit exportées. La
minéralisation in situ de la litière accumulée se fait grâce à des organismes détritivores
(microorganismes, crustacés, gastropodes, échinodermes) (BOUDOURESQUE et al., 2006a). La
principale voie de transfert de la production primaire des feuilles vers les producteurs secondaires
se fait, de manière générale, à travers le compartiment détritique de l’herbier (PERGENT et
al.,1997 ; VAZZINI et al.,2002). Entre 24 et 84 % de la production primaire est exportée sous
forme de feuilles mortes soit vers les profondeurs soit vers les plages elles s’accumulent
temporairement (BOUDOURESQUE et al., 2006a).
Environ un tiers du carbone produit est enfoui à long terme dans la matte sous forme de rhizomes,
écailles et détritus qui y sont piégés (PERGENT et al., 1997). De plus, Le carbone organique est
transféré, lorsque la production photosynthétique est excédentaire, depuis les feuilles vers les
rhizomes pour le stockage sous forme d’hydrates de carbone non structuraux et vers les racines où
il est exsudé et utilisé par la communauté bactérienne des sédiments. Outre l’exsudation et le
stockage, on a aussi un phénomène de translocation soit à partir des feuilles sénescentes vers les
juvéniles, soit une exportation vers les faisceaux adjacents qui peut atteindre 27 % du carbone fixé
par les feuilles (MATEO et al., 2006).
I.2.2. Biosynthèse et stockage des hydrates de carbone non structuraux
Les hydrates de carbone non structuraux sont synthétisés durant la photosynthèse qui varie en
fonction de beaucoup de paramètres en milieu marin : pH, lumière, température, âge des tissus
photosynthétiques etc. (ALCOVERRO et al., 1998). Posidonia oceanica a un métabolisme en C3.
La fixation du Carbone conduit à la formation d’un composé carboné instable à 6 C qui est
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Etude échophysiologique de Posidonia oceanica (L.) Delile - 17/55

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