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INTRODUCTION
Le transport maritime est une activité qui s'exerce sans limite sur l'ensemble des océans et des
mers du globe. Le commerce mondial s'effectue pratiquement à 95% par voie maritime grâce
aux navires de toutes sortes, pétroliers, bien sûr, mais aussi porte-conteneurs, vraquiers,
cargos polyvalents, navires spécialisés (transport de colis lourds, de voitures, porte barges),
sans parler des car-ferries et des navires de croisière.
Le milieu marin représente un enjeu considérable en termes de développement socioéconomique. Ces dernières décennies, la pollution des océans et des franges littorales à
travers le monde est devenue un sujet de préoccupation croissante à l’échelle internationale.
(Houma, 2009)
Les Littoraux sont des réceptacles naturels des flux de pollution chronique ou accidentelle de
différentes origines continentales et marines. Les pollutions par les hydrocarbures peuvent
être diffuses ou ponctuelles, en provenance des effluents agricoles urbains et industriels, et
aussi par conséquent des catastrophes qui surviennent en mer ou de déballastages volontaires
des navires. Les accidents en mer ne représentent qu’une faible partie de ce qui se diverse
dans le milieu. Cependant lorsque ces derniers surviennent, ils ont des conséquences sur le
milieu naturel ainsi que sur l’environnement socio-économique des régions touchées.
(Houma, 2009)
La mer méditerranée est soumise à un problème grave de pollution dû à l’accroissement des
apports anthropologique côtiers de ses pays riverains en voie d’industrialisation. La
civilisation moderne et l’activité de l’homme sont indéniablement les causes principales de la
contamination de l’hydrosphère. (Salomon, 2003 ; Houma et al., 2005(a) ; Lambert et al.,
1981 in Houma 2009)
Les côtes algériennes ne sont pas à l'abri d'une marée noire importante, dont les dégâts
pourraient être catastrophiques. Prenons exemple de l’accident de la wilaya de Tipaza en
février 2003, toute la côte allant du Mazafran en passant par Khelloufi, Palm-Beach jusqu’à
Sidi Fredj est souillée par des galettes de goudron. La nappe de fuel viendrait d’une fuite des
réservoirs d’un Cougard, navire en provenance d’Espagne. Le navire transportait 240 tonnes
de kaolin, un produit utilisé dans la fabrication de brique et de céramique. Dépassé par les
mauvaises conditions climatiques ; une forte houle et des vents de nord-ouest, le bateau a
sombré pas loin des côtes de Tipasa.
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