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Les mammifères marins font partie de l’un des groupes d’animaux marins les plus intéressants
que l’on rencontre en mer Méditerranée ; il s’agit de prédateurs de grande taille qui occupent le
sommet de la chaine alimentaire d’une part, et s’avèrent les plus vulnérables, d’autre part.
Contrairement à l’idée encore largement répandue selon laquelle ils n’existent que dans les
régions polaires et le grand large, les dauphins sont communément reconnus dans les eaux
méditerranéennes (DI NATAL, 1983).
Les eaux algériennes représentent l’une des régions de la Méditerranée, où la présence des
cétacés est des plus fréquentes, tant du point de vue de la fréquence des individus que de celui de
la diversité spécifique (LLOZE, 1980 ; EL BOUALI, 1987 ; DEHEINA et MOKHTAR, 1989 ;
BOUTIBA, 1989 ; 1992 ; BOUTIBA, 1994 a, et c ; BOUTIBA et al., 1996 c ; TALEB, 1997 ;
BOUDERBALA, 2007 ; HENDA et BOUTIBA, 2007 ; MECHENENE, 2007 ; HENDA et
BOUTIBA, 2009 ; HENDA, 2012 ; HENDA, 2008 ; HENDA, 2014 ; ABDOUS, 2014).
En 1840, LOCHE avait pour la première fois signalé ces mammifères au niveau des côtes
algériennes.
En 1918, Doumergue entame un début de recensement des échouages des cétacés sur le littoral
oranais et parvient en 1930 à rassembler 19 spécimens provenant d’individus échoués et qui sont
actuellement conservés au musée d’Oran (BOUTIBA, 1992). Par la suite en 1973 un programme
de recherche sur ces cétacés fut entamé par l’équipe du Laboratoire de Biologie Marine de
l’Institut des Sciences de la Nature de l’Université d’Oran.
Les résultats ainsi recueillis révèlent une fréquentation régulière du littoral algérien par une faune
cétologique nombreuse et diversifiée, (BOUTIBA 1994 a, DEHEINA & MOKHTAR, 1989, EL
BOUALI, 1998, LLOZE, 1977 & 1980).
Aujourd’hui on compte 10 espèces qui fréquentent régulièrement les eaux algériennes : 08
appartiennent aux odontocètes (cétacés à dents) et 02 aux mysticètes (cétacés à fanons)
(BOUTIBA, 2011).
Source de légendes et d’étonnement, les échouages de cétacés ont toujours suscité un vif intérêt
de la part du grand public et de nombreuses interprétations anthropomorphiques ont été mises en
avant pour expliquer ces échouages (DUGUY, 1988).
Les programmes de recherche sur les échouages des cétacés de l’équipe du Laboratoire de
Biologie Marine de l’Institut des Sciences de la Nature, de l’Université d’Oran, ont révélé des
informations très pertinentes sur les échouages à l’est du pays. Plus récemment encore, au niveau
de l’algérois l’APPL (l’Agence de Promotion et de Protection du Littoral), le CNDRPA (Centre
National de Recherche et du Développement de la Pêche et l'Aquaculture) ainsi que
l’ENSSMAL indiquent qu’il est procédé à la collecte des données sur les échouages de ces
espèces ; mais cela reste assez fragmentaire.
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Bilan des échouages de cetacés dans le centre Algérien - 13/117

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