CHAPITRE VI : ÉVOLUTION SPATIO-TEMPORELLLE DES TRAITS DE COTE DE SIDI FREDJ
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Figure VI.29 : Histogramme du bilan sédimentaire de la côte de Sidi Fredj entre 2002 et 2016.
A la fin, on a analysé les surfaces sur une période de 14ans (2002-2016), pour faire une
estimation globale du bilan sédimentaire dans la zone de Sidi Fredj. L’analyse de l’histogramme
montre, que l’érosion -6967.17 m
2
a pris l’avantage sur l’engraissement 5054.13 m
2 . En termes
de bilan, la zone présente un bilan négatif avec une valeur de -1913.04 m
2 . Cela ne présente pas
une grande perte de sédiments, par contre on peut considérer que notre zone d’étude présente un
équilibre sédimentaire (il y a un déplacement des zones d’accumulation et d’érosion). L’analyse
des histogrammes à travers les différentes périodes montre une itinérance de perte et de gains à
travers toute la plage, c’est ce qu’il a maintien en équilibre. Cela est dû aux facteurs
hydrodynamiques de la zone (houle et courant), ainsi que le dragage du port qui déstabilise la
dynamique sédimentaire.
5. Etude d’impact de l’infrastructure portuaire sur la cote de sidi Fredj
Les ouvrages portuaires devraient avoir pour principe d'apporter le minimum de perturbations
sur l'équilibre sédimentaire. Malheureusement, ce critère est parfois difficilement réalisable car
de tels ouvrages en avançant assez fortement en mer coupent le transit sédimentaire, entraînant
des perturbations qui peuvent être importantes. Dans les littoraux à fort transit, la construction de
ce type d'ouvrages est souvent à l'origine d'aléas conséquents qui peuvent menacer les ouvrages
eux-mêmes et leurs sites environnants (OULD El MOUSTAPHA, 2000).
Comme c'est le cas sur la côte de Sidi Fredj, la construction du port (1971) a perturbé
l’hydrodynamique du site. Cela a modifié la direction de la houle dominante Nord-Ouest, ce qui
a accentué le transit sédimentaire et par la suite l’érosion irréversible des plages se situant à l’Est
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