Chapitre I : Généralités
La vulnérabilité de la zone côtière Ain Taya face au changement climatique et action anthropique Page 12
Figure I-8 : risque = aléas + enjeux(Meur-Ferec2009-2011)
Cependant, selon une approche systémique, la vulnérabilité est constituée de non pas
deux, mais de quatre composantes, comme le présente (Meur-Ferec2009-2011) :
(les aléas, les enjeux, la perception de la situation, la gestion)
7 - 1 - 1 - Les aléas :
Sont des phénomènes naturels potentiellement destructeurs qui constituent la source du
danger. L'ampleur des marées, la fréquence et la force des tempêtes, etc. sont ainsi
considérées comme des aléas.
7 - 1 - 2 - Les enjeux :
Sont, quant à eux, constitués des éléments considérés comme des valeurs (économiques,
humaines ou environnementales) exposée à ce(s) danger(s) potentiel(s).
7 - 1 - 3 - Les perceptions :
Selon l'approche systémique, à ces deux éléments s'ajoutent, La manière dont les individus
perçoivent une situation va influencer leurs comportements. La conscience qu'ils ont du
risque, le souvenir d’événements passés tout comme leur attachement et leurs usages aux
lieux exposés, leur connaissance des mesures de sauvegarde (Leone, Meschinet de
Richemond et Vinet, 2010 ; Bradford et al, 2012 ; Hellequin, 2013) sont des facteurs
susceptibles
d'impacter la vulnérabilité d'un espace. Ils influencent aussi bien l'ampleur des aléas
que des enjeux ou la gestion des risques. Une personne qui considère l'érosion d'une
dune comme un facteur de risque aura tendance à éviter de marcher dessus ou à s'y
laisser glisser (comportement favorisant l'érosion). De la même façon, une personne
qui considère sa maison comme soumise au risque de submersion aura tendance à
prévoir des sacs de sables et des batardeaux à pouvoir placer devant sa porte
Si ces pratiques ne sont pas toujours aisément observables, elles sont en revanche à mettre en
lien avec les perceptions que ces mêmes individus se font de leur environnement et de la
représentation qu'ils ont des risques qui y sont rattachés. En conséquence, les comportements
des individus, et, par-là même, le degré de vulnérabilité de l’espace concerné, sont influencés
aussi bien par la place et l’importance que les individus accordent aux aléas auxquels ils sont
potentiellement soumis qu’aux enjeux qui y sont exposés.
La vulnérabilité de la zone côtière Ain Taya face au changement climatique et action anthropique Page 12
Figure I-8 : risque = aléas + enjeux(Meur-Ferec2009-2011)
Cependant, selon une approche systémique, la vulnérabilité est constituée de non pas
deux, mais de quatre composantes, comme le présente (Meur-Ferec2009-2011) :
(les aléas, les enjeux, la perception de la situation, la gestion)
7 - 1 - 1 - Les aléas :
Sont des phénomènes naturels potentiellement destructeurs qui constituent la source du
danger. L'ampleur des marées, la fréquence et la force des tempêtes, etc. sont ainsi
considérées comme des aléas.
7 - 1 - 2 - Les enjeux :
Sont, quant à eux, constitués des éléments considérés comme des valeurs (économiques,
humaines ou environnementales) exposée à ce(s) danger(s) potentiel(s).
7 - 1 - 3 - Les perceptions :
Selon l'approche systémique, à ces deux éléments s'ajoutent, La manière dont les individus
perçoivent une situation va influencer leurs comportements. La conscience qu'ils ont du
risque, le souvenir d’événements passés tout comme leur attachement et leurs usages aux
lieux exposés, leur connaissance des mesures de sauvegarde (Leone, Meschinet de
Richemond et Vinet, 2010 ; Bradford et al, 2012 ; Hellequin, 2013) sont des facteurs
susceptibles
d'impacter la vulnérabilité d'un espace. Ils influencent aussi bien l'ampleur des aléas
que des enjeux ou la gestion des risques. Une personne qui considère l'érosion d'une
dune comme un facteur de risque aura tendance à éviter de marcher dessus ou à s'y
laisser glisser (comportement favorisant l'érosion). De la même façon, une personne
qui considère sa maison comme soumise au risque de submersion aura tendance à
prévoir des sacs de sables et des batardeaux à pouvoir placer devant sa porte
Si ces pratiques ne sont pas toujours aisément observables, elles sont en revanche à mettre en
lien avec les perceptions que ces mêmes individus se font de leur environnement et de la
représentation qu'ils ont des risques qui y sont rattachés. En conséquence, les comportements
des individus, et, par-là même, le degré de vulnérabilité de l’espace concerné, sont influencés
aussi bien par la place et l’importance que les individus accordent aux aléas auxquels ils sont
potentiellement soumis qu’aux enjeux qui y sont exposés.
