320 Les coquillages de nos rivages
Derniers conseils
Ici prend fin la détermination des mollusques : si le coquillage dont vous
cherchez le nom appartient bien à cette classe, vous devez l’avoir trouvé.
Sinon, demandez-vous pourquoi vous n’avez pas réussi :
• l’exemplaire que vous possédez est usé ou cassé et des caractères importants
pour sa détermination ont disparu... Rejetez donc cette coquille suspecte et
recueillez-en d’autres d’excellente qualité (on ne collectionne pas les timbres
déchirés ou les papillons défraîchis) ;
• votre coquillage est très petit (moins de 3 ou 4 mm) et il a été volontairement
omis de ce chapitre ;
• ou bien il est très rare et on l’a négligé, pensant que vous aviez vraiment très
peu de chances de le rencontrer. Des ouvrages plus spécialisés vous indiqueront
son nom ;
• c’est un animal terrestre ou d’eau douce qui n’est pas étudié dans ce livre,
mais qui peut poser problème parce qu’on l’a trouvé sur la plage ou même dans
la laisse de marée haute parmi des épaves de mollusques marins (le vent ou
une rivière sont responsables de sa présence insolite). La coquille de ces petits
gastéropodes est généralement plus légère que celle de leurs cousins marins ;
• votre coquillage est un jeune, différent de l’adulte qui est décrit ;
• il n’appartient pas à la faune française et son étude n’est pas envisagée ici.
Vous avez cependant des chances de découvrir son nom de famille ou même
de genre dans le 2
e chapitre qui explique la Classification zoologique des mollusques en y introduisant plusieurs groupes exotiques ;
• un de ses caractères vous a peut-être échappé ;
• rappelez-vous enfin que les caractères retenus pour reconnaître chaque
groupe ne sont valables qu’associés. Par exemple, les calliostomes ont à la fois
les cinq caractères suivants : ouverture entière, pas de pointes ou de tubercules,
pas d’ombilic, profil rectiligne, opercule corné. Il est évident que les deux
seuls caractères « pas d’ombilic » et « opercule corné » ne déterminent pas
le seul genre calliostome, mais appartiennent aussi aux turritelles , littorines,
monodontes (Osilinus), etc.
Alors, travaillez sur plusieurs coquilles semblables, nettoyez-les soigneusement,
observez-les attentivement à la loupe, reprenez l’itinéraire de recherche en le
suivant scrupuleusement, et bon courage !
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