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Les coquillages de nos rivages
qu’aux mollusques marins (tout en sachant que, sauf au niveau respiratoire, ils
ne présentent pas de différence structurelle avec leurs congénères terrestres).
Les quelques notions d’anatomie vues au chapitre Anatomie des mollusques
sont valables aussi bien pour l’humble chiton , qui dissimule ses huit plaques
aplaties sous un rocher , que pour l’élégant dentale , les moules , les coquilles
Saint-Jacques , les bénitiers géants des mers tropicales, les pieuvres aux huit bras
flexueux, les calmars , les escargots , les splendides porcelaines et 100 000 autres
espèces de mollusques. Les caractères de leur embranchement leur étant évidemment communs, il est inutile de les rechercher pour chacun d’eux : quelle
économie d’énergie et de mémoire !
Dans cet embranchement très diversifié, il saute aux yeux que des animaux
aussi opposés que, par exemple, le calmar , tellement rapide qu’il peut faire des
bonds hors de l’eau, et l’escargot dont la réputation de lenteur n’est plus à faire,
ne peuvent voisiner plus longtemps dans le même groupe. Les différences entre
les mollusques obligent à créer des unités de classement plus petites, de rang
inférieur, où la complexité est moins grande.
C’est pourquoi les anatomistes y distinguent sept classes :
• monoplacophores, formes primitives des grands fonds ;
• aplacophores, rares, peu connus, sans coquille ;
• polyplacophores ou chitons ;
• scaphopodes ou dentales ;
• bivalves (moule , coquille Saint-Jacques …) ;
• gastropodes (escargot , littorine, patelle …) ;
• céphalopodes (pieuvre , calmar …).
Seules les cinq dernières peuvent entrer dans nos collections et seront étudiées
dans ce livre.
C’est chez les gastropodes que nous prendrons exemple pour expliquer la suite
de la classification qui présente tous les mollusques ayant un pied large et
musculeux et portant :
• une tête bien distincte, avec une ou deux paires de tentacules sensoriels et
une bouche équipée d’une radula ;
• une masse viscérale souvent asymétrique ;
• une coquille univalve (d’une seule pièce), souvent spiralée, parfois fermée
par un opercule. Certains gastropodes n’en ont pas.
Mais les gastropodes comprennent encore plus de 100 000 espèces, suivant
les auteurs, et se partagent tous les milieux : la mer surtout, mais aussi les eaux
douces et même la terre ferme, comme les escargots de nos jardins.
C’est donc une classe confuse, nombreuse, aux formes multiples, dans laquelle
il a été nécessaire de faire des regroupements, des unités intermédiaires avec
trois sous-classes établies sur les ressemblances de leurs appareils respiratoires :
• celle des prosobranches, presque tous aquatiques, qui rassemble les gastropodes dont les branchies sont situées en avant du cœur, comme les bigorneaux ;
• celle des opisthobranches, aquatiques aussi, dont les branchies sont dirigées
en arrière du cœur ;
• celle des pulmonés, presque tous terrestres, qui n’ont pas de branchies mais
dont la cavité palléale joue le rôle de poumon.
Ainsi divisée, la classe des gastropodes a perdu un degré de complexité. Mais
la seule sous-classe des prosobranches rassemble encore les ¾ des espèces
de gastropodes. C’est pourquoi, en s’appuyant cette fois sur l’âge de ses
représentants fossiles, on y a distingué trois ordres :
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