218 Classe des bivalves
Une coquille hétérodonte peut avoir deux séries de dents (fig. 76) :
– soit seulement des cardinales (d’un mot latin signifiant pivot), placées sous les
crochets, au nombre de deux ou trois, rarement quatre. Elles dirigent et limitent
le jeu des valves autour de la charnière. Chaque valve est creusée de fossettes où
s’emboîtent exactement les dents de la valve opposée ;
– soit à la fois des cardinales et des latérales : celles-ci sont logées dans les bords
antérieur et postérieur de la coquille, un peu éloignées du crochet.
crochet ou sommet
ligament externe
dent
latérale
postérieure
dents cardinales
2 dents
latérales
antérieures
Avant
Fig. 76 Vue interne de la charnière hétérodonte d’une valve droite d’Acanthocardia.
2 Le dessin de la ligne palléale (fig. 77).
Cette ligne est l’empreinte que laissent, à l’intérieur de la coquille, les muscles rétracteurs du bord libre du manteau. Elle s’étend du muscle adducteur antérieur au postérieur en suivant un arc qui peut être régulièrement convexe et parallèle au bord
ventral (A) ou présenter à l’arrière une concavité orientée vers l’avant, le sinus palléal,
où se logeaient les siphons rétractés (B).
muscles adducteurs
muscles adducteurs
antérieur
antérieur
postérieur
postérieur
sinus
palléal
ligne palléale
échancrée
ligne palléale
convexe continue
Diplodonta (A)
Venerupis (B)
Fig. 77 Intérieurs des valves droites de Diplodonta (groupe des intégripalléaux, A)
et de Venerupis (groupe des sinupalléaux, B).
Dans le premier cas, les mollusques sont qualifiés d’intégripalléaux, les autres étant
sinupalléaux.
N’ayant pas de signification évolutive, ces deux termes un peu savants ne sont plus
employés dans la systématique moderne. Nous les utiliserons cependant car cette
différence est un outil bien pratique pour séparer sans peine deux grands groupes
de coquilles.
Quand nous aurons besoin de distinguer les valves droite et gauche, deux caractères
nous permettront de les orienter : le sinus palléal étant toujours à l’arrière et le
ligament toujours dorsal, on peut, par analogie avec notre propre corps, en nous
imaginant dans la même position, reconnaître sa droite de sa gauche.
Une coquille hétérodonte peut avoir deux séries de dents (fig. 76) :
– soit seulement des cardinales (d’un mot latin signifiant pivot), placées sous les
crochets, au nombre de deux ou trois, rarement quatre. Elles dirigent et limitent
le jeu des valves autour de la charnière. Chaque valve est creusée de fossettes où
s’emboîtent exactement les dents de la valve opposée ;
– soit à la fois des cardinales et des latérales : celles-ci sont logées dans les bords
antérieur et postérieur de la coquille, un peu éloignées du crochet.
crochet ou sommet
ligament externe
dent
latérale
postérieure
dents cardinales
2 dents
latérales
antérieures
Avant
Fig. 76 Vue interne de la charnière hétérodonte d’une valve droite d’Acanthocardia.
2 Le dessin de la ligne palléale (fig. 77).
Cette ligne est l’empreinte que laissent, à l’intérieur de la coquille, les muscles rétracteurs du bord libre du manteau. Elle s’étend du muscle adducteur antérieur au postérieur en suivant un arc qui peut être régulièrement convexe et parallèle au bord
ventral (A) ou présenter à l’arrière une concavité orientée vers l’avant, le sinus palléal,
où se logeaient les siphons rétractés (B).
muscles adducteurs
muscles adducteurs
antérieur
antérieur
postérieur
postérieur
sinus
palléal
ligne palléale
échancrée
ligne palléale
convexe continue
Diplodonta (A)
Venerupis (B)
Fig. 77 Intérieurs des valves droites de Diplodonta (groupe des intégripalléaux, A)
et de Venerupis (groupe des sinupalléaux, B).
Dans le premier cas, les mollusques sont qualifiés d’intégripalléaux, les autres étant
sinupalléaux.
N’ayant pas de signification évolutive, ces deux termes un peu savants ne sont plus
employés dans la systématique moderne. Nous les utiliserons cependant car cette
différence est un outil bien pratique pour séparer sans peine deux grands groupes
de coquilles.
Quand nous aurons besoin de distinguer les valves droite et gauche, deux caractères
nous permettront de les orienter : le sinus palléal étant toujours à l’arrière et le
ligament toujours dorsal, on peut, par analogie avec notre propre corps, en nous
imaginant dans la même position, reconnaître sa droite de sa gauche.
