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Clés de détermination
• TC. dans la Manche et dans l’Atlantique, dans toute la zone intertidale, sur les
fucus vésiculeux
• Dans certains sites, le dernier tour est beaucoup plus haut que sur le croquis
• Hauteur moyenne d’environ 10 mm, mais les grands exemplaires atteignent 17 mm
Note : on ne devra pas s’étonner de rencontrer parfois des difficultés à déterminer les coquilles
de littorines. Le grand spécialiste de ce genre, David G. Reid leur a consacré un volumineux
ouvrage (Reid 1996) où il indique d’emblée que « quelques espèces de littorines sont parmi les
plus variables, parce que leurs coquilles peuvent être très différentes d’aspect par leurs couleurs,
diverses par leurs sculptures et de formes carrément différentes sur deux plages voisines ». Et il
précise que « ces différences de morphologie et de coloration sont sous la dépendance conjointe
de facteurs génétiques et du milieu de vie, de la prédation et de l’action des vagues ». En
observant des lots assez nombreux d’individus, on pourra y trouver suffisamment de caractères
communs pour établir leur appartenance à l’une ou l’autre des espèces du genre.
Remarque : on peut trouver, bien qu’ils soient rares, des individus dont les tours, au lieu d’être
régulièrement bombés, sont anguleux (on dit « carénés »). Cette déformation résulte d’un traumatisme qui, en lésant le bord du manteau, a déréglé l’élaboration de la coquille. Certains
conchyliologues, amateurs de bigorneaux , y ont aussi découvert des perles.
(2) Spire souvent aplatie. Bord externe de l’ouverture plus épaisse que chez L. obtusata :
Littorina fabalis (Turton 1825) = L. mariae Sacchi et Rastelli
L. fabalis vit plus bas sur l’estran que L. obtusata et préfère se nourrir de Fucus
serratus
• Même couleur que L. obstusata, mais plus petit : 10 mm
• Les deux espèces sont difficiles à distinguer
(B*) Coquille non turbinée : (a) ou (b)
(a) Coquille lisse, spiralée, globuleuse comme celle de l’escargot ou un peu moins
haute : T ou TT
T Coquille légère et fragile, sans ombilic, souvent violette ou à reflets violets. Animaux
pélagiques dont on ne trouve les coquilles qu’en épaves. Genre Janthina : voir T*
TT Coquille solide, un ombilic parfois masqué, parfois calleux, ouverture en demi-cercle.
Famille des naticidés : voir TT*
(b) Coquille d’une autre forme : voir page 118 (b*)
p
T*
Genre Janthina
Les janthines sont des gastéropodes pélagiques, habitants de la haute mer. Incapables
de flotter ni de nager, elles se fabriquent, au moyen d’un mucus enrobant des
bulles d’air, des sortes de radeaux pneumatiques auxquels elles restent accrochées.
Entièrement soumises aux vents et aux courants, elles errent dans toutes les mers
chaudes et tempérées du globe. On les trouve parfois échouées sur nos plages
océaniques et méditerranéennes. Leur nom vient du grec ianthinos, qui signifie violet.
Les coquilles de certaines espèces sont assez faciles à reconnaître, d’autres le sont
moins. C’est peut-être pourquoi tous les auteurs ne sont pas d’accord sur leur description et décrivent quatre, cinq ou six espèces dans le genre Janthina, sous des
noms parfois différents. Nous n’en distinguons que quatre, en utilisant des caractères
aussi nets que possible.
Choisissez d’après la forme de la coquille : O ou OO
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