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INTRODUCTION GENERALE
La pollution des océans par les hydrocarbures est un fléau qui affecte profondément la faune
et la flore maritime, le grand public ne s’y intéresse que quand des accidents spectaculaire
surviennent, un pétrolier qui se brise ou une plateforme qui explose, des nappes de pétrole
dérivent alors vers les côtes et tuent les oiseaux de mer et les mammifères marins , mais ces
naufrage ne représentent qu’environ 10% de la pollution maritime mondiale par les
hydrocarbures, la plus grande part provient des rejets volontaires de navires ou des activités
industriels sur la côte.
Cette pollution qu’elle soit chronique ou accidentelle constitue l’un des phénomènes de
pollution les plus préoccupants, cette pollution peut avoir un impact soit direct ou indirect,
sur la santé humaine et l’équilibre des écosystèmes. En fonction de la localisation du site, de
son usage futur ou du coût, certains sites pollués peuvent ne pas être décontaminés.
Lorsqu’ils sont dépollués, les eaux peuvent être soumises à des traitements chimiques,
physiques ou biologiques. Les traitements biologiques utilisent l’action des agents
biologiques. Il s’agit donc de la bioremédiation. (TARAYRE 2012 ; MI JIN et al. 2013).
La bioremédiation reste la solution la plus efficace, la plus demandée car elle est la mieux
maîtrisée et la moins coûteuse (VOGEL, 2001). Il s’agit là d’une technique douce dont le
principe repose sur la minéralisation complète des produits pétroliers qui ne génèrent aucun
sous-produit toxique ; contrairement aux procédés physicochimiques qui consistent souvent
en un transfert de la pollution d’un milieu à un autre ou encore à son confinement
(VANDERCASTEEL, 2005).
Cette pollution nécessite donc l’intervention de différents facteurs pour l’élimination du
pétrole du milieu marin. Parmi ces facteurs, la biodégradation par les microorganismes et en
particulier les bactéries est le processus naturel le plus important dans la dépollution de
l’environnement. (VANESSA S. CERQUEIRA et al. 2011). Même s’il est relativement
lent, ce processus permet une dégradation quasi-complète (transformation en CO2) des
hydrocarbures (SAURET, 2011).
De nombreuses bactéries ont été décrites comme étant capables de métaboliser l’une ou
l’autre des fractions du pétrole. Certaines bactéries sont uniquement capables d’utiliser les
hydrocarbures comme source de carbone principale et sont alors appelées des bactéries
shydrocarbonoclastes. Ainsi, si on reste dans le cadre des bactéries marines, on trouve
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Les effets des paramètres physicochimiques sur l\'activité des bactéries marines hydrocarbonoclastes - 16/98

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