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INTRODUCTION
Les requins, les raies et les chimères constituent le groupe des poissons cartilagineux (classe des
Chondrichtyens) qui a évolué sur plus de 400 millions d'années.
Historiquement, ces poissons étaient considérés comme ayant une faible valeur économique pour les
pêcheries industrielles (et par conséquent, ils étaient négligés par les organisations de gestion des
pêcheries). De nos jours, beaucoup de ces poissons sont devenus la cible des pêcheries commerciales et
récréatives à travers le monde. Ils sont aussi de plus en plus capturés en tant que prises accessoires dans
les activités de pêche ciblant d'autres espèces. La plupart ont malheureusement les caractéristiques
biologiques des espèces à stratégie K – croissance lente, maturité tardive, faible fécondité, durée de vie
longue –, d'où de faibles taux d'accroissement de leurs populations (CAMHI et al., 1998). Cela les rend
très vulnérables à la surexploitation. Une fois décimés, leurs stocks ne se reconstituent que lentement.
Dans le bassin algérien, les Sélaciens ont une abondance qualitative et quantitative (HEMIDA,
2005) mais les informations existant sur les peuplements restent relativement peu nombreuses
(DIEUZEIDE et al., 1953 ; LALAMI, 1971 et HEMIDA, 2005).
D’après FISCHER et al., (1987) la famille des Rajidae comprend 17 espèces en Méditerranée, toutes
signalées par DIEUZEIDE et al., (1953) dans le bassin algérien. Neuf sont recensées par FEGAS
(1998) et 15 par HEMIDA (2005).
La liste rouge établie par l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) pour les
chondrichtyens en mer Méditerranéenne n’a pas évalué le statut de R. radula, les données étant
insuffisantes (CAVANAGH et GIBSON, 2007). Cette espèce a fait toutefois l’objet de quelques
travaux : on peut citer CAPAPE (1974), concernant la biologie de la reproduction, KADRI et al.
(2014a et 2014b) et CAHIDE et ISMEN (2014) relatifs à l’âge, la croissance et la relation taille-poids.
Le présent travail est une contribution à l’étude de la biologie de la reproduction, du régime
alimentaire, de la croissance et de l’exploitation de R. radula dans la région Est du bassin algérien afin
de pallier aux lacunes relatives à cette espèce.
Ce travail présente trois chapitres : le premier présente l’espèce étudiée, sa position systématique et la
présentation de la zone d’étude ; le deuxième décrit les différentes méthodes d’étude (reproduction,
régime alimentaire, croissance et exploitation) ; les résultats, leur interprétation ainsi que les
discussions figurent dans le troisième chapitre.
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