Chapitre II
Présentation de la zone d’étude
29
2. Choix des différentes matrices :
2.1. Matrice biologique :
La magnoliophyte marine Posidonia oceanica a été utilisé pour l’évaluation des
contaminants métalliques. Celle-ci présente la particularité d’être à l’équilibre avec les
contaminants dans le milieu, et notamment les polluants stables comme les métaux-traces
c’est-à-dire qu’elle concentre les polluants dans ses tissus en fonction des teneurs présentes
dans le milieu (KANTIN, et al., 2007). Des études ont montrées que c’est une bonne bioindicatrice des métaux-traces et est une espèce intéressante pour le bio-monitoring
(GOSSELIN et al., 2006).
Les concentrations des métaux-traces varient en fonction du métal considéré et par rapport
aux degrés de contamination du site, il est possible donc d’utiliser cette espèce pour
l’évaluation du niveau de contamination d’un site (FERRAT, 2010).
L’oursin commun Paracentrotus lividus (LAMARCK, 1816), a été choisi car c’est l’espèce
d’échinoderme la plus répandue sur le littoral algérien (DERMECHE, 1998 in
BELHAFIANE, 2016). En plus, sa contamination par les métaux toxiques soulève un
problème sanitaire lié directement à leur consommateur animal ou humaine, puisqu’il peut
survivre dans un environnement très pollué. Comme il remplit le rôle d’une espèce
accumulatrice, il est utilisé ainsi comme bio-indicateur de l’état de santé du milieu marin
(AUGIER, et al., 1994).
2.2. Matrice sédiments :
Les sédiments, peuvent conserver dans leurs couches successives toute l'histoire chimique
d'une région. Cependant, en fonction des vitesses de sédimentation, des possibilités de remise
en suspension, de la bioturbation, etc., les premiers centimètres de la couche superficielle
représentent un mélange de sédiments des quelques années précédentes. On assiste donc à un
lissage sur une échelle pluriannuelle des variations de la contamination. Dans ces conditions,
un prélèvement d'un centimètre d'épaisseur suffit pour intégrer plusieurs années de
contamination, cependant il est inutile de revenir souvent sur les mêmes lieux.
Comparativement à l’eau qui a une mauvaise mémoire où les phénomènes de contamination
évoluent très vite à l'échelle de quelques heures à quelques jours (CLAISSE, et al., 1992).
Présentation de la zone d’étude
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2. Choix des différentes matrices :
2.1. Matrice biologique :
La magnoliophyte marine Posidonia oceanica a été utilisé pour l’évaluation des
contaminants métalliques. Celle-ci présente la particularité d’être à l’équilibre avec les
contaminants dans le milieu, et notamment les polluants stables comme les métaux-traces
c’est-à-dire qu’elle concentre les polluants dans ses tissus en fonction des teneurs présentes
dans le milieu (KANTIN, et al., 2007). Des études ont montrées que c’est une bonne bioindicatrice des métaux-traces et est une espèce intéressante pour le bio-monitoring
(GOSSELIN et al., 2006).
Les concentrations des métaux-traces varient en fonction du métal considéré et par rapport
aux degrés de contamination du site, il est possible donc d’utiliser cette espèce pour
l’évaluation du niveau de contamination d’un site (FERRAT, 2010).
L’oursin commun Paracentrotus lividus (LAMARCK, 1816), a été choisi car c’est l’espèce
d’échinoderme la plus répandue sur le littoral algérien (DERMECHE, 1998 in
BELHAFIANE, 2016). En plus, sa contamination par les métaux toxiques soulève un
problème sanitaire lié directement à leur consommateur animal ou humaine, puisqu’il peut
survivre dans un environnement très pollué. Comme il remplit le rôle d’une espèce
accumulatrice, il est utilisé ainsi comme bio-indicateur de l’état de santé du milieu marin
(AUGIER, et al., 1994).
2.2. Matrice sédiments :
Les sédiments, peuvent conserver dans leurs couches successives toute l'histoire chimique
d'une région. Cependant, en fonction des vitesses de sédimentation, des possibilités de remise
en suspension, de la bioturbation, etc., les premiers centimètres de la couche superficielle
représentent un mélange de sédiments des quelques années précédentes. On assiste donc à un
lissage sur une échelle pluriannuelle des variations de la contamination. Dans ces conditions,
un prélèvement d'un centimètre d'épaisseur suffit pour intégrer plusieurs années de
contamination, cependant il est inutile de revenir souvent sur les mêmes lieux.
Comparativement à l’eau qui a une mauvaise mémoire où les phénomènes de contamination
évoluent très vite à l'échelle de quelques heures à quelques jours (CLAISSE, et al., 1992).
