Chapitre Premier : Généralités et Méthodes d’étude
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Les travaux entrepris par MAURIN (1962) dans le cadre d’une étude systématique, sont une
véritable exploration des fonds chalutables algériens. La description de ces fonds a été résumée à
partir des travaux de cet auteur :
- à l’Ouest, le fond est caractérisé par un plateau continental nettement marqué et son talus, en
pente douce, s’étale largement. Les fonds de 600 m sont éloignés de la côte d’une distance
comprise entre 25 et 35 miles marins.
- au Centre, les fonds sont caractérisés par un plateau continental très étroit. C’est pour cela que
près de Ténès, l’isobathe 1000m passe à moins de 02 miles marins des côtes.
- à l’Est, on est en présence d’un plateau en pente douce qui s’élargit en direction du Nord-Est
pour atteindre les côtes tunisiennes avec une largeur d’une cinquantaine de miles. Ce plateau
prolonge la plate-forme continentale jusqu’à une profondeur d’environ 500m.
Selon LALAMI (1979), la topographie sous-marine correspond à celle de la côte :
- une succession de baies d’importance inégale présentent un fond à substrat meuble, qui
s’étendent en pente douce jusqu’à l’isobathe 800m, et souvent interrompues par des vallées sousmarines ;
- des fonds rocheux avec des fosses profondes, correspondant aux zones littorales montagneuses.
1.1.3. Hydrodynamisme
La circulation générale des eaux marines en méditerranée régit et conditionne la distribution des
facteurs biologiques, hydrologiques, chimiques, vaseux.
BENZOHRA et MILLOT (1995) signalent l’importance de la côte algérienne par rapport au
reste du bassin méditerranéen, de par sa spécificité hydrologique ainsi que ses conditions
écologiques.
Les eaux d’origine atlantique (Modified Atlantic Water) peuvent bifurquer dans des veines ou
former des branches qui pénètrent dans le bassin algérien vers 0° qui se propagent (en aval)
généralement vers l’Est (1°E et 2°E).
Les eaux deviennent instables et génèrent à méso-échelle des tourbillons cycloniques et
anticycloniques d’une vitesse de 10Km/j. Généralement, ces tourbillons évoluent pour atteindre
des diamètres de 100 à 200 Km, associés d’upwellings avec toutes les conséquences qu’engendre
cette association sur la productivité biologique.
Comme les événements sont grands et profonds, l'élargissement des plateaux tunisien et sarde les
empêche de continuer à travers le canal de la Sardaigne, de sorte qu'ils dérivent vers le large
(vers 5°E et 6°E), guidés par la topographie. En se séparant du courant qui les a générés, ils
deviennent des tourbillons du large qui reste piégés durant une période de 1 à 2 mois pour
revenir à l’Ouest.
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Comportement, Croissance et Exploitation de Torpedo marmorata Risso, 1810 (CHONDRICHTHYENS, TORPEDINIDAE) dans le bassin Algérien - 13/151

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