-96Conclusion
Ce travail est une contribution à la connaissance de la famille des Torpedinidae, et en
particulier Torpedo marmorata Risso, 1810 ; il nous a permis de mettre en évidence quelques
éléments nouveaux et certaines informations pour la gestion rationnelle de ce stock. D’autres travaux
seront nécessaires pour bien éclaircir les différents aspects : certains méritent, bien-sûr, d’être
approfondis par des observations plus complètes et plus fréquentes comme ceux concernant la partie
croissance et exploitation. Il nous a cependant semblé important de relever les principaux éléments
que nous avons discuté.
Pour l’écologie, les résultats obtenus à la fois partiels et préliminaires permettent cependant
de situer T. marmorata dans son habitat et de comprendre son comportement en fonction des
conditions de l’environnement.
L’espèce est présente tout au long du littoral algérien et elle est relativement abondante à
l’Ouest, en particulier à Béni Saf. Elle fréquente des fonds situés entre 20 et 500m (21-463m à
l’Ouest ; 44-464m au Centre ; 28-281m à l’Est).
T. marmorata semble faire partie des espèces de type eurytherme : elle a été capturée dans
des fonds dont la température est comprise entre 13 et 21°C. Elle tolére ainsi de grands écarts de
température.
Concernant sa répartition en fonction de la nature du fond, sa présence est notée dans cinq
types de fond de type meuble, ce qui paraît normal puisqu’il s’agit d’un poisson à comportement
benthique. Il vit surtout dans la vase liquide, compacte ou mélangée à du sable mais aussi sur des
fonds de sable grossier.
Les résultats concernant la richesse spécifique, montrent un gradient Ouest - Est : plus d’espèces dans
la première région et une légère diminution de S au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’influence
atlantique.
Les indices de diversité utilisés (Shannon et Equitabilité), ont permis de mettre en évidence
un déséquilibre des effectifs de la communauté liée à Torpedo marmorata. Toutefois, il est nécessaire
de poursuivre l’amélioration des ces indices qui sont susceptibles de donner plus d’informations sur
la diversité.
D’autres indices peuvent être utilisés notamment ceux concernant l’information taxonomique. Cette
démarche a permis de vérifier que T. marmorata fréquente les mêmes groupes zoologiques dans les
trois régions du bassin algérien et qui sont liés à des niveaux taxonomiques éloignés.
Capros aper Linnaeus 1758, Pagellus erythrinus (Linnaeus, 1758) et Parapenaeus longirostris
(Lucas, 1846) sont les espèces les plus liées à la torpille. Il convient de remarquer que les données
récoltées pendant la campagne Thalassa sont ponctuelles ; il serait judicieux d’étaler la prospection
dans le temps en considérant tous les étages bathymétriques et tous les types de fonds.
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Comportement, Croissance et Exploitation de Torpedo marmorata Risso, 1810 (CHONDRICHTHYENS, TORPEDINIDAE) dans le bassin Algérien - 105/151

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