Revue bibliographique
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I. Résistance aux antibiotiques dans l’environnement marin
L'utilisation d'antimicrobiens en médecine humaine et vétérinaire entraine la libération de
déchets contenant à la fois des antibiotiques et des bactéries résistantes aux antibiotiques
(Silbergeld et al., 2008). Probablement, ces derniers peuvent atteindre l’environnement
marin par le biais des égouts, les eaux de ruissèlement, des stations d’épuration et par
l’épandage du lisier sur les champs (Pallecchi et al., 2008, Bartoloni et al., 2009). De plus,
les fermes aquacoles (piscicultures), où les antibiotiques sont directement introduits dans
l’eau via l’alimentation des poissons, sont impliquées dans la persistance de gènes de
résistance et, plus globalement, dans l’augmentation de l’antibiorésistance dans les
sédiments (Agersø et Petersen, 2007; Ndi et Barton, 2011; Tamminen et al., 2011; Gao et
al., 2012)(Fig.1). L’existence de liens entre ces différents compartiments écologiques nous
incite à nous intéresser aux émissions des antibiotiques, des bactéries résistantes et des
gènes de résistance dans l’environnement pour étudier leur maintien et leur dispersion chez
la communauté bactérienne autochtone, et ainsi estimer le risque d’évolution et de
dissémination de la résistance aux antibiotiques vers l’homme via la chaîne alimentaire .
Les antibiotiques et leurs métabolites déversés dans les milieux aquatiques, peuvent subir
une transformation biotique et abiotique (dégradation), s’adsorber sur les particules en
suspension et les sédiments et dans certains cas s’accumuler dans les tissus des organismes
aquatiques (Ramirez et al., 2009).Par exemple, l’ampicilline et le sulfaméthoxasole sont
peu biodégradables. D'autres se dégradent plus rapidement mais sont aussi considérés
comme des polluants persistants car ils sont introduits en continu dans l'environnement, en
raison de leur forte consommation (Pan, 2008).
Ces dernières années, de plus en plus d'antibiotiques ont été utilisés et leur présence dans le
milieu aquatique est considérée comme un problème environnemental émergent. Une étude
récente a par exemple mis en évidence que l'antibiotique amoxicilline induisait une
diminution de la photosynthèse chez la cyanobactérie Synechocystis sp. Des modifications
de la diversité et/ou de l’abondance des microalgues et des cyanobactéries pourraient avoir
un effet indirect sur le reste des organismes de la chaîne trophique (Pan, 2008).
De nombreuses études, ont ainsi démontré que les antibiotiques qui se trouvent disséminés
dans l’environnement peuvent potentiellement exercer une pression importante sur les
microorganismes autochtones (Pruden et al., 2006). Il peuvent être considérées comme des
polluants importants voir dangereux, puisqu’ils peuvent permettre la sélection de bactéries
résistantes et favoriser le transfert de gènes de résistances aux antibiotiques (Martinez et
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I. Résistance aux antibiotiques dans l’environnement marin
L'utilisation d'antimicrobiens en médecine humaine et vétérinaire entraine la libération de
déchets contenant à la fois des antibiotiques et des bactéries résistantes aux antibiotiques
(Silbergeld et al., 2008). Probablement, ces derniers peuvent atteindre l’environnement
marin par le biais des égouts, les eaux de ruissèlement, des stations d’épuration et par
l’épandage du lisier sur les champs (Pallecchi et al., 2008, Bartoloni et al., 2009). De plus,
les fermes aquacoles (piscicultures), où les antibiotiques sont directement introduits dans
l’eau via l’alimentation des poissons, sont impliquées dans la persistance de gènes de
résistance et, plus globalement, dans l’augmentation de l’antibiorésistance dans les
sédiments (Agersø et Petersen, 2007; Ndi et Barton, 2011; Tamminen et al., 2011; Gao et
al., 2012)(Fig.1). L’existence de liens entre ces différents compartiments écologiques nous
incite à nous intéresser aux émissions des antibiotiques, des bactéries résistantes et des
gènes de résistance dans l’environnement pour étudier leur maintien et leur dispersion chez
la communauté bactérienne autochtone, et ainsi estimer le risque d’évolution et de
dissémination de la résistance aux antibiotiques vers l’homme via la chaîne alimentaire .
Les antibiotiques et leurs métabolites déversés dans les milieux aquatiques, peuvent subir
une transformation biotique et abiotique (dégradation), s’adsorber sur les particules en
suspension et les sédiments et dans certains cas s’accumuler dans les tissus des organismes
aquatiques (Ramirez et al., 2009).Par exemple, l’ampicilline et le sulfaméthoxasole sont
peu biodégradables. D'autres se dégradent plus rapidement mais sont aussi considérés
comme des polluants persistants car ils sont introduits en continu dans l'environnement, en
raison de leur forte consommation (Pan, 2008).
Ces dernières années, de plus en plus d'antibiotiques ont été utilisés et leur présence dans le
milieu aquatique est considérée comme un problème environnemental émergent. Une étude
récente a par exemple mis en évidence que l'antibiotique amoxicilline induisait une
diminution de la photosynthèse chez la cyanobactérie Synechocystis sp. Des modifications
de la diversité et/ou de l’abondance des microalgues et des cyanobactéries pourraient avoir
un effet indirect sur le reste des organismes de la chaîne trophique (Pan, 2008).
De nombreuses études, ont ainsi démontré que les antibiotiques qui se trouvent disséminés
dans l’environnement peuvent potentiellement exercer une pression importante sur les
microorganismes autochtones (Pruden et al., 2006). Il peuvent être considérées comme des
polluants importants voir dangereux, puisqu’ils peuvent permettre la sélection de bactéries
résistantes et favoriser le transfert de gènes de résistances aux antibiotiques (Martinez et
