Chapitre I : Généralités
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Figure I.3 : Carte de conurbation dans les villes côtières de la méditerranée en 1995.
(Plan Bleu, 1999in M.A.T.E.V, 2013)
En effet, c’est dans la frange littorale de 45000 km² (1,9 % du territoire national) que se
concentre plus de 36% de la population algérienne (274 hab/km²). Cet espace sensible, connu
pour son potentiel en sol de très haute valeur agricole, mais également pour son potentiel
touristique est soumis à une forte pression de l’urbanisation. En effet c’est sur la frange littorale
que se concentrent les plus importantes villes du pays (03 des 04 métropoles du pays « Alger au
Centre, Oran à l’ouest, et Annaba à l’est »), ainsi que les équipements structurants, les
infrastructures de transport et de communication et toutes les autres commodités nécessaires à
l’activité industrielle.
Ainsi, on relève que neuf Algériens sur dix vivent dans le Nord du pays (du littoral à la limite
nord de l’Atlas saharien) sur un peu plus d’un dixième de la superficie du pays (12,6%).
Inversement un dixième seulement de la population vit dans plus de deux millions de km², soit
87% du territoire national. Ce déséquilibre dans la répartition de la population s’explique en
grande partie par les conditions naturelles et notamment climatiques ainsi que par les
mouvements de population qui se sont poursuivis à la faveur du schéma de développement axé
sur la constitution de pôles industriels autour des grandes métropoles du Nord qui offrent les
meilleures conditions d’accueil. Cette forte littoralisation est en fait une tendance lourde,
résultat d’un long processus de développement, héritage de l’époque coloniale, mais accentué
après l’indépendance. Cette urbanisation démesurée du littoral est surtout caractérisée par les
phénomènes de l’étalement urbain et la conurbation au détriment parfois des meilleures terres
agricoles du pays (voir figure I.4).
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