CONCLUSION GENERALE
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Nord-Ouest abordent la côte avec une incidence oblique engendrant un courant de dérive littoral
Ouest-Est, et par endroits elles sont frontales et engendrent des courants de retour.
Puis, nous avons effectué une analyse des tendances d’évolution de la plage d’Ain Franine par
l’utilisation combinée de l’extension DSAS et le logiciel ArcGis 10.2.2, dans le but de calculer le
taux de variation (EPR). Le suivi de sa transformation a abouti à une érosion généralisée de la
plage de -0,93m/an avec un bilan sédimentaire quantifié sur les six ans de -4208 m². Le segment
centre-Est connait un faible taux d’accrétion à cause du barrage construit en haut de la falaise,
qui pourrait bloquer les sédiments d’apport, alors que le segment Ouest est en érosion à cause du
cap de la falaise où la concentration d’énergie érode le substrat. Aussi, le recul peut être en
raison de la redistribution des sédiments par les courants côtiers qui n’est pas en faveur de
l’équilibre sédimentaire de la plage. Cependant, la destruction des falaises peut engendrer une
accumulation qui modifierait la morphologie de la plage, déjà en dégradation. Finalement, pour
une meilleure estimation de l’érosion, nous proposons l’utilisation de photographie aérienne sur
une macro-échelle.
La vulnérabilité côtière selon les six variables physiques de l’indice de vulnérabilité côtière a
abouti à un risque très élevé de 31-35 % pour le segment Est et centre de la plage, qui
représentent les secteurs les plus exposés aux attaques frontales de houle. Le risque est modéré
pour le segment Ouest pour une valeur de risque de 23%.
Enfin, les mécanismes de protection dure proposés pour la plage d’Ain Franine, présentent
chacun des avantages et des inconvénients. Toutefois, il est plus favorable de faire un choix
d’aménagement rationnel qui concilie le domaine économique et écologique. De ce fait, nous
favorisons une alternative de protection douce par l’installation d’un stabiplage immergé
conforté par un rechargement artificiel du rivage d’Ain Franine, solution qui pourrait
considérablement bénéficier à l’engraissement de la plage.
Pour conclure, nous proposons d’incorporer une cartographie des aléas et des risques côtiers
dans des plans de développement territorial à long terme, et une application d’un renforcement
institutionnel entre direction de l’environnement et de l’administration locale (APC) de Bir el
Djir. En effet, la coordination entre organismes d’état responsables et compétents dans la
définition de projets territoriaux auquel les collectivités territoriales puissent se référer, constitue
une démarche efficace dans la gestion du milieu côtier. Les travaux nous ont alors permis
d’améliorer l’état de connaissance du comportement hydro sédimentaire de la plage afin de
comprendre cette dynamique en relation avec la morphologie, dans le but de proposer une
conduite à mettre en pratique pour la prise en charge intégrale de la plage d’Ain Franine.
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Contribution a la connaissance de la morphologie et de la dynamique sedimentaire de la côte Ouest d\'Algerie,plage d\'Ain Franine, Oran - 111/122

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