| Généralités
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1989). Le bassin algérien est considéré comme une unité géographique caractérisée par des
processus hydrodynamiques particuliers. Il est soumis à l’influence directe du courant très
turbulent, de secteur Est, qui longe les côtes algériennes (Millot, 1989).
A la sortie de la mer d’Alboran, la circulation de l’Eau Atlantique Modifiée est pratiquement
stable, elle se dirige des côtes espagnoles vers les côtes algériennes (1°E). A partir de 1-2 °E,
cette circulation devient généralement instable, des méandres puis des tourbillons cycloniques
et anticycloniques se développent ; les tourbillons dérivent le long de la côte à des vitesses de
quelques kilomètres/jour, mais seuls les anticycloniques croissent jusqu’à atteindre un
diamètre de l’ordre de 100 km, ces structures sont peu profondes (100-200 m) (Millot, 1989).
Puis leur dérive ralentit, ils s’éloignent de la côte et sont parfois repérés par des
thermographies pendant plusieurs mois. Ils peuvent alors atteindre des dimensions de plus de
200 km et revenir vers l’Ouest. Entrainées par la force de Coriolis et en raison de phénomènes
d’instabilité, ces eaux s’écoulent vers le large, ce qui fait du bassin Algérien un réservoir qui
va pouvoir alimenter en particulier le bassin Nord.
Figure 12. La circulation à moyenne échelle dans le bassin occidental de la
Méditerranée selon Millot (1989)
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