Synthèse bibliographique
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3.5. Processus physiologiques de bioaccumulation des ETM
a-Notion de biodisponibilité
La biodisponibilité d’un polluant est définie comme étant la fraction de la quantité totale de ce
dernier présente dans le biotope, qui est absorbée par les producteurs (végétaux) et les
consommateurs (animaux) et/ou les décomposeurs (bactéries, champignons) ,et qui peut être
prélevée par un organisme à partir de son biotope et être transférée, stockée ou métabolisée par
ce dernier ,il convient d’exclure de la fraction biodisponible ,la fraction qui transite par le tube
digestif sans être utilisée.
La notion de biodisponibilité est particulièrement importante quand il s’agit de métaux et
métalloïdes car selon leur état chimique, ils sont plus ou moins assimilables, cet état joue un
rôle majeur dans la toxicité d’un élément (Ramade, 2011).
b-Bioaccumulation
La bioaccumulation est le processus d’assimilation et de concentration des métaux lourds dans
l’organisme .La bioaccumulation est donc le résultat des processus par lesquels le contaminant
entre dans l’organisme, et des processus de décontamination, une combinaison des mécanismes
d’excrétion vers l’environnement et de biotransformation endogène.
Le processus se déroule en trois temps :
-L’assimilation
-La bioaccumulation par l’individu à partir du milieu, ou bioconcentration
-La bioaccumulation entre individus, ou bioamplification
 -L’assimilation
Il existe deux voies principales d’exposition aux polluants : la voie externe, par contact (par
l’air ou l’eau…) qui provoque un phénomène d’adsorption (la substance toxique reste à la
surface), et la voie interne par assimilation ou absorption.
La partie soluble biodisponible, assimilable, se concentre dans certains organes.
Chez les organismes aquatique, la bioaccumulation est définie par la somme des absorptions
par contact et par ingestion, plus celle faite par adsorption (pénétration directe de l’eau par voie
transbranchiale et transtegumentaire). La bioaccumulation n’implique pas obligatoirement un
accroissement de concentration d’un polluant quand il passe du biotope à un organisme
considéré (Ramade, 2011).
On appel facteur de bioaccumulation FBA le rapport ente la concentration d’un polluant dans les
tissus d’un organe donné, à sa concentration dans le biotope.
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