Résultats et discussion
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Quant à la surface foliaire - paramètre synthétique de la physionomie de Posidonia
oceanica puisqu’il intègre l’ensemble des paramètres biométriques (Annexe2) : longueur,
largeur et nombre des feuilles par faisceau (Silvestri, 1993) -, elle diffère de façon
significative entre les stations étudiées (p < 0,05, Kruskal-Wallis). La valeur maximale est
enregistrée à Kouâli (AK) (382,7± 75 cm²/faisceau), et la valeur minimale est enregistrée à La
Madrague (LP) (190,3± 71 cm²/faisceau) (Figure 13). La diminution drastique de la surface
foliaire au niveau de la station (LP) est concomitante à celle de la densité (Figure 13).
L’augmentation de la turbidité au sein de cette station, suite aux divers rejets et à sa proximité
d’une structure portuaire, sont à même d’entraîner la diminution des paramètres biométriques
et donc de la surface foliaire de Posidonia oceanica (Balestri et al., 2004 ; FernandezTorquemada et al., 2005 ; Ben Brahim et al., 2010 ; Boumaza et al., 2014).
Concernant la station (SD) située à proximité du rejet de la station de dessalement de
Bou Ismaïl, qui est en arrêt de fonctionnement depuis Février 2015 (cinq mois avant les
prélèvements de faisceaux de Posidonie), elle présente une surface foliaire élevée ; en effet,
Fernandez-Torquenada et Sanchez-Lizaso (2005) et Latorre (2005) ont montré que si une
augmentation de la salinité dans le milieu n'a pas été excessive, le taux de croissance revient à
ses valeurs normales dès le retour à des conditions de salinité normale. En se référant aux
travaux réalisés en 2011 au niveau de la même station et dans la même période de l’année
(§1.3), une augmentation significative (p ˂ 0,05) de surface foliaire est mise en évidence (291
cm² / faisceau en 2011 contre 381 cm² / faisceau en 2015).
3.1.3. Rapport biomasse des épiphytes sur biomasse des feuilles (E/L)
Le rapport E/L présente des différences significatives entre les stations étudiées (p <
0,05, ANOVA) avec un maximum enregistré à Aïn Benian (AB) (0,44 ± 0,09) et un minimum
enregistré à Bou Ismaïl (Bms) (0,17 ± 0,06) (Figure 14). L’augmentation de la richesse
épiphytique enregistrée à (AB) est à mettre en relation avec l’enrichissement du milieu en
nutriments (Cancemi et al., 2003). En effet, cette station est caractérisée par de nombreux
rejets qui drainent une pollution domestique et industrielle. En outre, une valeur élevée de E/L
est également enregistrée au niveau de la station (LP), en raison de sa proximité du port de
pêche de La Madrague, qui s’est traduit par l’enrichissement du milieu, d’où une
augmentation de la biomasse des épiphytes concomitamment à une diminution de la biomasse
des feuilles.
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Quant à la surface foliaire - paramètre synthétique de la physionomie de Posidonia
oceanica puisqu’il intègre l’ensemble des paramètres biométriques (Annexe2) : longueur,
largeur et nombre des feuilles par faisceau (Silvestri, 1993) -, elle diffère de façon
significative entre les stations étudiées (p < 0,05, Kruskal-Wallis). La valeur maximale est
enregistrée à Kouâli (AK) (382,7± 75 cm²/faisceau), et la valeur minimale est enregistrée à La
Madrague (LP) (190,3± 71 cm²/faisceau) (Figure 13). La diminution drastique de la surface
foliaire au niveau de la station (LP) est concomitante à celle de la densité (Figure 13).
L’augmentation de la turbidité au sein de cette station, suite aux divers rejets et à sa proximité
d’une structure portuaire, sont à même d’entraîner la diminution des paramètres biométriques
et donc de la surface foliaire de Posidonia oceanica (Balestri et al., 2004 ; FernandezTorquemada et al., 2005 ; Ben Brahim et al., 2010 ; Boumaza et al., 2014).
Concernant la station (SD) située à proximité du rejet de la station de dessalement de
Bou Ismaïl, qui est en arrêt de fonctionnement depuis Février 2015 (cinq mois avant les
prélèvements de faisceaux de Posidonie), elle présente une surface foliaire élevée ; en effet,
Fernandez-Torquenada et Sanchez-Lizaso (2005) et Latorre (2005) ont montré que si une
augmentation de la salinité dans le milieu n'a pas été excessive, le taux de croissance revient à
ses valeurs normales dès le retour à des conditions de salinité normale. En se référant aux
travaux réalisés en 2011 au niveau de la même station et dans la même période de l’année
(§1.3), une augmentation significative (p ˂ 0,05) de surface foliaire est mise en évidence (291
cm² / faisceau en 2011 contre 381 cm² / faisceau en 2015).
3.1.3. Rapport biomasse des épiphytes sur biomasse des feuilles (E/L)
Le rapport E/L présente des différences significatives entre les stations étudiées (p <
0,05, ANOVA) avec un maximum enregistré à Aïn Benian (AB) (0,44 ± 0,09) et un minimum
enregistré à Bou Ismaïl (Bms) (0,17 ± 0,06) (Figure 14). L’augmentation de la richesse
épiphytique enregistrée à (AB) est à mettre en relation avec l’enrichissement du milieu en
nutriments (Cancemi et al., 2003). En effet, cette station est caractérisée par de nombreux
rejets qui drainent une pollution domestique et industrielle. En outre, une valeur élevée de E/L
est également enregistrée au niveau de la station (LP), en raison de sa proximité du port de
pêche de La Madrague, qui s’est traduit par l’enrichissement du milieu, d’où une
augmentation de la biomasse des épiphytes concomitamment à une diminution de la biomasse
des feuilles.
