Matériel et Méthodes
22
(Meinesz et Laurent, 1978). Le type de limite est en mesure d’apporter des informations
sur les conditions du milieu, de façon plus précoce que l’extension bathymétrique de la
limite inférieure (Pergent et al., 2005 ; Lopez y Royo, 2008).
Une observation en plongée permet de caractériser le type de limite en fonction de la
typologie de Pergent et al. (2004) (Figure 8) :
La limite progressive est caractérisée par la présence de rhizomes plagiotropes
disposés de façon parallèle, dans le sens de la pente. L’herbier n’édifie pas de matte
mais la présence de ces rhizomes traduit une amélioration, au moins momentanée,
de la qualité des eaux.
La limite franche à fort ou à faible recouvrement est caractérisée par des limites
nettes qui présentent soit un recouvrement supérieur à 25% (fort recouvrement),
soit inférieur à 25% (faible recouvrement). Ces limites indiquent généralement un
statut d’équilibre, mais le faible recouvrement peut indiquer une détérioration de
l’environnement et traduire un début de déséquilibre.
La limite clairsemée est constituée de semi-herbiers, dont la densité est inférieure
à 100 faisceaux par m
2
et le recouvrement est inférieur à 15%. Elle traduit en
général un herbier en phase de démantèlement.
La limite régressive est caractérisée par la présence de mattes mortes en avant de
la limite, ce qui atteste d’un recul de l’herbier. Quelques faisceaux de feuilles,
témoins de l’ancienne position de l’herbier, subsistent en aval de la limite actuelle.
Ce type de limite traduit une régression de l’herbier.
2.2.3. Densité de l’herbier
La densité de l’herbier est un bon indicateur de la turbidité de l’eau (Pergent-Martini
et al., 1999), elle correspond au nombre de faisceaux par unité de surface (m²). Elle est
déterminée par des comptages in-situ, au moyen d'un carré de 40 cm de côté (PergentMartini et al., 2005) (Figure 9). Pour chaque station, dix mesures sont effectuées au hasard
dans l'herbier afin de prendre en compte la structure globale de l’herbier (Panayotidis et al.,
1981). Lorsque l’herbier est discontinu, les comptages sont réalisés à l’intérieur des taches
d’herbier (Pergent et al., 2008).
22
(Meinesz et Laurent, 1978). Le type de limite est en mesure d’apporter des informations
sur les conditions du milieu, de façon plus précoce que l’extension bathymétrique de la
limite inférieure (Pergent et al., 2005 ; Lopez y Royo, 2008).
Une observation en plongée permet de caractériser le type de limite en fonction de la
typologie de Pergent et al. (2004) (Figure 8) :
La limite progressive est caractérisée par la présence de rhizomes plagiotropes
disposés de façon parallèle, dans le sens de la pente. L’herbier n’édifie pas de matte
mais la présence de ces rhizomes traduit une amélioration, au moins momentanée,
de la qualité des eaux.
La limite franche à fort ou à faible recouvrement est caractérisée par des limites
nettes qui présentent soit un recouvrement supérieur à 25% (fort recouvrement),
soit inférieur à 25% (faible recouvrement). Ces limites indiquent généralement un
statut d’équilibre, mais le faible recouvrement peut indiquer une détérioration de
l’environnement et traduire un début de déséquilibre.
La limite clairsemée est constituée de semi-herbiers, dont la densité est inférieure
à 100 faisceaux par m
2
et le recouvrement est inférieur à 15%. Elle traduit en
général un herbier en phase de démantèlement.
La limite régressive est caractérisée par la présence de mattes mortes en avant de
la limite, ce qui atteste d’un recul de l’herbier. Quelques faisceaux de feuilles,
témoins de l’ancienne position de l’herbier, subsistent en aval de la limite actuelle.
Ce type de limite traduit une régression de l’herbier.
2.2.3. Densité de l’herbier
La densité de l’herbier est un bon indicateur de la turbidité de l’eau (Pergent-Martini
et al., 1999), elle correspond au nombre de faisceaux par unité de surface (m²). Elle est
déterminée par des comptages in-situ, au moyen d'un carré de 40 cm de côté (PergentMartini et al., 2005) (Figure 9). Pour chaque station, dix mesures sont effectuées au hasard
dans l'herbier afin de prendre en compte la structure globale de l’herbier (Panayotidis et al.,
1981). Lorsque l’herbier est discontinu, les comptages sont réalisés à l’intérieur des taches
d’herbier (Pergent et al., 2008).
