Chapitre VI : L’aléa de la submersion marine dans la baie de Zemmouri
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5. Méthodologie :
Le littoral de la baie de Zemmouri est constitué de typologies de côte très diversifiées.
Chaque nature de linéaire est exposée différemment aux aléas naturels : l’érosion varie
considérablement en fonction des secteurs et, de la même manière, ce sont les côtes basses qui
sont les plus sensibles à la submersion marine.
La délimitation précise des zones soumises à l’aléa « submersion marine » est
complexe. Elle dépend de nombreux paramètres et ne peut être définie que localement à partir
d’études et de relevés de terrain importants, sur terre et en mer.
L’étude de l’emprise maximale des zones basses constitue cependant un bon
indicateur des secteurs susceptibles d’être inondés lors de submersions marines.
La mise en perspective historique des événements climatiques permet également
d’apporter un éclairage sur la vulnérabilité du territoire. Les aléas, s’ils sont particulièrement
fluctuants et aléatoires, ont finalement peu varié au cours des siècles et c’est bien
l’accroissement de la vulnérabilité par la multiplication des enjeux qui donne lieu aux risques
littoraux.
La méthodologie mise en œuvre pour l’élaboration des cartes des zones basses permet
de caractériser simplement et efficacement l'aléa submersion. La méthodologie peut toutefois
être majorant, puisque l’approche suivie est fondée sur un mode statique qui consiste à
considérer que le niveau marin centennal calculé côté mer se prolonge à l’identique dans les
terres.
Le phénomène de submersion est en réalité plus complexe : il dépend du cycle de la
marée lors d’une tempête (le niveau marin ne reste pas longtemps à sa valeur maximale) et
également de la dynamique de défaillance des ouvrages (ruine totale ou brèche) qui peut dans
certaines conditions ralentir le flux d'eau entrant. Ainsi, en cas de défaillance des structures de
protection ou de surverse de ces dernières, la période de remplissage des zones basses situées
à l’arrière de ces structures est limitée dans le temps. Lorsque ces zones représentent un
volume important à « remplir », ce remplissage est susceptible de prendre plusieurs heures, et
par conséquent le niveau d’eau maximal atteint dans ces zones, peut ne jamais égaler le
niveau maximum observé côté mer pendant l’événement.
Afin de calculer les écoulements liés aux entrées d'eau marine dans les terres, une
modélisation numérique en deux dimensions est réalisée, ce qui permet de calculer, sur
l'ensemble du territoire étudié, la hauteur et la vitesse d'écoulement de l'eau durant la
submersion.
Cette modélisation est basée sur un relevé de terrain de précision qui permet de
connaître l'altimétrie du terrain en chaque point du territoire d'étude avec une précision de
l'ordre de 10 à 20 cm (Fig. n°VI-5).
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5. Méthodologie :
Le littoral de la baie de Zemmouri est constitué de typologies de côte très diversifiées.
Chaque nature de linéaire est exposée différemment aux aléas naturels : l’érosion varie
considérablement en fonction des secteurs et, de la même manière, ce sont les côtes basses qui
sont les plus sensibles à la submersion marine.
La délimitation précise des zones soumises à l’aléa « submersion marine » est
complexe. Elle dépend de nombreux paramètres et ne peut être définie que localement à partir
d’études et de relevés de terrain importants, sur terre et en mer.
L’étude de l’emprise maximale des zones basses constitue cependant un bon
indicateur des secteurs susceptibles d’être inondés lors de submersions marines.
La mise en perspective historique des événements climatiques permet également
d’apporter un éclairage sur la vulnérabilité du territoire. Les aléas, s’ils sont particulièrement
fluctuants et aléatoires, ont finalement peu varié au cours des siècles et c’est bien
l’accroissement de la vulnérabilité par la multiplication des enjeux qui donne lieu aux risques
littoraux.
La méthodologie mise en œuvre pour l’élaboration des cartes des zones basses permet
de caractériser simplement et efficacement l'aléa submersion. La méthodologie peut toutefois
être majorant, puisque l’approche suivie est fondée sur un mode statique qui consiste à
considérer que le niveau marin centennal calculé côté mer se prolonge à l’identique dans les
terres.
Le phénomène de submersion est en réalité plus complexe : il dépend du cycle de la
marée lors d’une tempête (le niveau marin ne reste pas longtemps à sa valeur maximale) et
également de la dynamique de défaillance des ouvrages (ruine totale ou brèche) qui peut dans
certaines conditions ralentir le flux d'eau entrant. Ainsi, en cas de défaillance des structures de
protection ou de surverse de ces dernières, la période de remplissage des zones basses situées
à l’arrière de ces structures est limitée dans le temps. Lorsque ces zones représentent un
volume important à « remplir », ce remplissage est susceptible de prendre plusieurs heures, et
par conséquent le niveau d’eau maximal atteint dans ces zones, peut ne jamais égaler le
niveau maximum observé côté mer pendant l’événement.
Afin de calculer les écoulements liés aux entrées d'eau marine dans les terres, une
modélisation numérique en deux dimensions est réalisée, ce qui permet de calculer, sur
l'ensemble du territoire étudié, la hauteur et la vitesse d'écoulement de l'eau durant la
submersion.
Cette modélisation est basée sur un relevé de terrain de précision qui permet de
connaître l'altimétrie du terrain en chaque point du territoire d'étude avec une précision de
l'ordre de 10 à 20 cm (Fig. n°VI-5).
