Chapitre VI : L’aléa de la submersion marine dans la baie de Zemmouri
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provoquées par le franchissement des vagues au-dessus de cordons naturels ou
d’ouvrages de protection. Dans ce type de submersion, seule l’élévation du jet de rive
est supérieure au sommet du cordon ou à la côte d’arase de l’ouvrage, et peut
engendrer l’inondation de la zone basse située en arrière. L’énergie des vagues, le
profil topographique de la plage et le cas échéant la forme de l’ouvrage, déterminent la
hauteur du run-up, donc l’importance du franchissement.
En outre, la direction et la force du vent influent sur le jet de rive et les
projections d’eau, en favorisant leur franchissement lorsque le vent souffle de la mer
vers la terre, et inversement (CARIOLET, 2011).
Fig. n°VI-1: Différents modes de submersion marine provoquée par des tempêtes avec
surcotes associées (CARIOLET, 2011 in BREILH, 2015).
Ces trois phénomènes peuvent se produire conjointement ou indépendamment.
Cependant le phénomène de franchissement apporte des volumes d’eau négligeables en
comparaison des volumes apportés par débordement ou rupture. De ce fait, lorsqu’une
inondation est générée par débordement ou rupture, le franchissement n’est pas étudié.
Le calcul de l’alea submersion marine est par conséquent mené pour chaque zone
identifiée comme potentiellement submersible, en tenant compte des spécificités du site
considéré (type d’ouvrage, dunes, type de franchissement, scenarios de rupture).
2. Principe de la cartographie des zones d’aléa submersion marine
La délimitation précise des zones soumises à l’aléa « submersion marine » est
complexe. Elle dépend de nombreux paramètres et ne peut être définie que localement à partir
d’études et de relevés de terrain importants, sur terre et en mer.
Le zonage de l’aléa repose, au niveau du rivage, sur la prise en compte d’une zone
d’impact direct de la houle et, en arrière, sur la définition d’une cote de référence. Pour un site
donné, le calcul de la cote de référence prend en compte (1) le niveau de la pleine mer de vive
eau (2) la surcote atmosphérique (3) le setup et (4) une valeur de l’élévation du niveau marin
d’une dizaine de centimètres. Les niveaux d’aléa suivants (moyen et faible) sont définis en
fonction des hauteurs de submersion uniquement, calculées en croisant la cote de référence
d’une part, et l’altitude du sol d’autre part (par analogie avec ce qui est habituellement admis
en matière de zonage de l’aléa inondation).
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