CHAPITRE 2 : MÉTHODES D’ÉTUDE
10
caractères externes des êtres vivants. Il s'agit d'observer, de décrire et d’analyser ceux-ci chez
différentes espèces, ou d’estimer l’ampleur et la signification des variations de formes au sein de
la même espèce tant pour les études taxonomiques, de la spéciation ou de l’adaptation (TERCERIE
et al. 2014).
Une synthèse bibliographique a permis d’effectuer une détermination aussi juste que possible de
l’espèce étudiée. Les ouvrages de DIEUZEIDE et al. (1955) ; QUIGNARD (1966) ; FISCHER et
al. (1987), ont servi de base à ce travail d’identification.
Notre étude a intéressé l’analyse morphologique en passant en revue l’aspect externe de l’animal
et le patron de coloration des diverses parties du corps.
Pour S. roissali nous avons pris en considération les caractères morphologiques suivants :
- la forme générale du corps (aplatissement, hauteur...) ;
- la forme de la tête (hauteur, longueur, forme du museau, nombre des plis des lèvres) ;
- la dentition (forme, localisation et dénombrement) ;
- la forme des nageoires ;
- la coloration de fond et des différentes parties du corps ;
- les taches, les macules, les marbrures et les lisérés (localisation et nombre).
La détermination du sexe est faite par une analyse macroscopique des gonades. Une gonade en
forme de lame de couteau, aplatie dans sa partie antérieure, échancrée, à aspect irrégulier, de
couleur blanche caractérise les mâles ; et la forme plus au moins tubulaire et de couleur jaune
orangeâtes représente les femelles. Certaines gonades présentent une petite partie ovarienne et une
grande partie testiculaire, il s’agit là, d’un cas d’hermaphrodisme (CHERABI, 1987).
2.2.2. Caractères méristiques
Ce sont les critères de différenciations des races au sein d'une espèce. Le terme « race » possède
plusieurs synonymes selon les systématiciens tel que : population, groupements locaux ou unité
de stock (HEMIDA, 1987).
- La formule radiaire : les différentes nageoires, constituent de par leur position, leur nombre, la
forme et la disposition des rayons, un vigoureux critère d’identification des espèces.
Le comptage des rayons se fait méticuleusement, où chacun des rayons est isolé à l’aide d’une
pince et dénombré une fois que sa base est apparente, évitant ainsi la confusion lors du comptage
de certains rayons mous aux terminaisons filamenteuses.
Les nageoires dorsales, pelvienne et anales sont soutenues par des rayons durs et souples (mous).
Les nageoires caudales et pectorales sont soutenues par des rayons mous.
- Les branchiospines : leur nombre moyen chez les individus de même taille d’une espèce de
poissons, varie d’une région à une autre, d’où leur considération comme caractères distinctifs entre
les races (ROSSIGNOL, 1959).
Précédent

Contribution à l’étude de Symphodus roissali (Risso, 1810) des côtes centres du bassin algérien - 17/66

Suivant