Chapitre V : Eléments de la mise en œuvre de la planification de l’espace maritime algérien
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Pour les premiers concernés, en l’occurrence les pêcheurs, qui sont environ 2000, une aire
marine protégée, signifie presque automatiquement, une réglementation spécifique qui va
réduire l’accès aux ressources halieutiques et par conséquent, une diminution des captures.
Or, l’objectif majeur de la mise en place de l’AMP est protéger la zone en vue d’accroître la
richesse spécifique ainsi que la biomasse des espèces en général et donc des espèces
exploitées. Ce qui aura pour effet, à moyen et à long terme l’amélioration des rendements de
la pêche. Par ailleurs, le contexte de gestion durable des ressources halieutiques se heurte au
fait que de nombreux pêcheurs stigmatisent le manque de régulation de l’activité. La réussite
d’une AMP nécessite, donc, une meilleure prise en compte des logiques d’acteurs dans les
plans de gestion et les mesures de zonage.
- Cas de l’activité d’aquaculture à proximité de la centrale énergétique de Cap Djenet
L’entreprise aquacole ONDPA cap Djenet, a considéré la zone située à l’Ouest de la centrale
énergétique de cap Djenet comme propice à la pisciculture pour l’élevage de Dorade, mais
lors d’une opération de nettoyage, la centrale énergétique a largué de grandes quantités de
substances riches en chlore ce qui a entraîné la perte de tous le lot d’espèces élevées. Cette
compatibilité reste donc limitée en absence de cohérence entre ces deux usages. Les effets
néfastes induits dans ce cas de figure sont un bon exemple de conflit d’usage de l’espace
maritime.
- Cas des AMP et des AMCP et des principales activités, industrialo-portuaires
Les infrastructures portuaires sont les usages les plus dominants dans l’espace maritime
algérien, ils représentent la majeure source de pollution et en même temps sont cruciales pour
plusieurs activités et pour l’économie en général. Des activités industrielles comme
l’extraction de granulat marin, centrales énergétiques, activité de dragage/ immersion et le
dessalement d’eaux de mer sont influents sur l’environnement et les autres usages comme le
tourisme et la plaisance balnéaire, la pêche et l’aquaculture. Les efforts pour protéger les
habitats marins importants, notamment à travers les Aires marines protégées planifiées et
celles qui sont en cours de création sont bénéfiques pour l’environnement et donc avantageux
pour plusieurs usages comme la pêche, l’aquaculture et le tourisme ; ce qui rend ces AMP des
éléments relais. La pêche est l’activité qui présente le plus d’enjeux (sommation de la notation
des lignes avec celle des colonnes, la plus élevée). Elle est influente et dépendante en même
temps, ce qui fait d’elle une activité relais. Le diagramme montre que les pipelines, câbles
sous-marins et les stations d’épuration sont relativement autonomes, mais cela n’exclut pas le
risque éventuel qui est toujours présent en l’absence d’une bonne planification. Il est
préférable d’essayer de regrouper les activités industrielles dominantes dans certaines zones
vu leurs effets négatifs, de manière à les éloigner des activités dominés, des activités relais et
des zones non polluées. En même, temps ces activités industrielles doivent respecter les
normes et standards environnementaux dans leurs process de production et de consommation.
Le tableau 26 présente les distances entre les AMP ou AMCP et les autres usages de l’espace
maritime à moins de 50 km qui sont incompatibles avec les AMP.
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Pour les premiers concernés, en l’occurrence les pêcheurs, qui sont environ 2000, une aire
marine protégée, signifie presque automatiquement, une réglementation spécifique qui va
réduire l’accès aux ressources halieutiques et par conséquent, une diminution des captures.
Or, l’objectif majeur de la mise en place de l’AMP est protéger la zone en vue d’accroître la
richesse spécifique ainsi que la biomasse des espèces en général et donc des espèces
exploitées. Ce qui aura pour effet, à moyen et à long terme l’amélioration des rendements de
la pêche. Par ailleurs, le contexte de gestion durable des ressources halieutiques se heurte au
fait que de nombreux pêcheurs stigmatisent le manque de régulation de l’activité. La réussite
d’une AMP nécessite, donc, une meilleure prise en compte des logiques d’acteurs dans les
plans de gestion et les mesures de zonage.
- Cas de l’activité d’aquaculture à proximité de la centrale énergétique de Cap Djenet
L’entreprise aquacole ONDPA cap Djenet, a considéré la zone située à l’Ouest de la centrale
énergétique de cap Djenet comme propice à la pisciculture pour l’élevage de Dorade, mais
lors d’une opération de nettoyage, la centrale énergétique a largué de grandes quantités de
substances riches en chlore ce qui a entraîné la perte de tous le lot d’espèces élevées. Cette
compatibilité reste donc limitée en absence de cohérence entre ces deux usages. Les effets
néfastes induits dans ce cas de figure sont un bon exemple de conflit d’usage de l’espace
maritime.
- Cas des AMP et des AMCP et des principales activités, industrialo-portuaires
Les infrastructures portuaires sont les usages les plus dominants dans l’espace maritime
algérien, ils représentent la majeure source de pollution et en même temps sont cruciales pour
plusieurs activités et pour l’économie en général. Des activités industrielles comme
l’extraction de granulat marin, centrales énergétiques, activité de dragage/ immersion et le
dessalement d’eaux de mer sont influents sur l’environnement et les autres usages comme le
tourisme et la plaisance balnéaire, la pêche et l’aquaculture. Les efforts pour protéger les
habitats marins importants, notamment à travers les Aires marines protégées planifiées et
celles qui sont en cours de création sont bénéfiques pour l’environnement et donc avantageux
pour plusieurs usages comme la pêche, l’aquaculture et le tourisme ; ce qui rend ces AMP des
éléments relais. La pêche est l’activité qui présente le plus d’enjeux (sommation de la notation
des lignes avec celle des colonnes, la plus élevée). Elle est influente et dépendante en même
temps, ce qui fait d’elle une activité relais. Le diagramme montre que les pipelines, câbles
sous-marins et les stations d’épuration sont relativement autonomes, mais cela n’exclut pas le
risque éventuel qui est toujours présent en l’absence d’une bonne planification. Il est
préférable d’essayer de regrouper les activités industrielles dominantes dans certaines zones
vu leurs effets négatifs, de manière à les éloigner des activités dominés, des activités relais et
des zones non polluées. En même, temps ces activités industrielles doivent respecter les
normes et standards environnementaux dans leurs process de production et de consommation.
Le tableau 26 présente les distances entre les AMP ou AMCP et les autres usages de l’espace
maritime à moins de 50 km qui sont incompatibles avec les AMP.
