Introduction
2
Introduction
L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays
du monde en participant à la régulation du climat mondial. Il échange de la chaleur et des gaz
avec l’atmosphère grâce aux courants et aux vents qui balaient la surface de la mer et grâce à
la chaleur spécifique (ou chaleur massique) de l’eau. Les océans peuvent absorber environ
mille fois plus de chaleur que l’atmosphère (World Ocean Network, 2006). La croissance de
la population et le développement des technologies ont considérablement augmenté la
demande des consommateurs en nourriture, en énergie et en commerce, ce qui a entraîné la
nécessité d’augmenter considérablement l’utilisation de l’espace marin (Jacob, 2017). Cela
s’est traduit principalement par l'expansion des utilisations traditionnelles de l'océan et des
mers telle-que la pêche et le transport maritime ainsi que le développement de nouvelles
utilisations comme les énergies renouvelables et l'aquaculture. L’expansion démographique a
même conduit l’homme à vivre sur la mer, pas seulement sur des yachts ou des péniches, mais
aussi à concevoir des îles artificielles.
Actuellement, l’espace marin est exploité (parfois même surexploité) non-seulement pour ses
principales ressources, mais aussi pour l’intérêt majeur qu’il représente à travers les voies de
transports qu’il assure, le tourisme, l’exploitation minière offshore, les activités militaires et
scientifiques et les loisirs nautiques (Tourret, 2014).
Les richesses abondantes de l’espace maritime attisent d’innombrables convoitises qui
peuvent représenter un risque de guerre entre les états (Gilly et Wallet, 2005). Les activités
humaines dans l’espace maritime posent d’autres dangers pour celui-ci à savoir la surexploitation et la disparition de certaines ressources (d’où la nécessité d’avoir des quotas et de
les respecter), la pollution par les rejets de vastes quantités de plastique et d’autres déchets
notamment chimiques qui détruisent la faune et la flore, sans oublier le risque de catastrophes
écologiques que sont les marées noires. Ces risques sont encore plus importants du fait de
l’augmentation continuelle de l’utilisation de l’espace marin. Cette croissance n'est pas sans
conséquence pour l'océan, certains usages océaniques sont incompatibles entre eux ce qui
diminue leur rendement. En plus, l'impact cumulatif de chacun d'eux augmente la
détérioration de la qualité et de la santé de l'océan et les biens et services qu'il fournit. Cela est
d’autant plus vrai pour la Méditerranée qui est une mer où la diversité des espèces animales et
végétale est exceptionnellement riche, mais aussi menacée à tel point qu’elle représente un
des 34 « hot spots » de biodiversité identifiés dans le monde. Le concept de « hot spot » a été
développé par l’organisation non-gouvernementale (ONG) « Conservation International » afin
de désigner les régions du monde sur lesquelles il importe d’agir en priorité parce que leur
biodiversité est à la fois riche et menacée. La Méditerranée est particulièrement importante
dans le monde de par son fort taux d’endémisme, c'est-à-dire un taux élevé des espèces
observées en Méditerranée ne sont présentes que là et nulle part ailleurs dans le monde.
Il est nécessaire aujourd’hui dans la perspective d’une gestion plus durable du milieu marin,
d’organiser les utilisations de la mer pour éviter ces interactions et minimiser les impacts
négatifs sur la mer pour atteindre les objectifs du développement durable (Theys, 2000).
2
Introduction
L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays
du monde en participant à la régulation du climat mondial. Il échange de la chaleur et des gaz
avec l’atmosphère grâce aux courants et aux vents qui balaient la surface de la mer et grâce à
la chaleur spécifique (ou chaleur massique) de l’eau. Les océans peuvent absorber environ
mille fois plus de chaleur que l’atmosphère (World Ocean Network, 2006). La croissance de
la population et le développement des technologies ont considérablement augmenté la
demande des consommateurs en nourriture, en énergie et en commerce, ce qui a entraîné la
nécessité d’augmenter considérablement l’utilisation de l’espace marin (Jacob, 2017). Cela
s’est traduit principalement par l'expansion des utilisations traditionnelles de l'océan et des
mers telle-que la pêche et le transport maritime ainsi que le développement de nouvelles
utilisations comme les énergies renouvelables et l'aquaculture. L’expansion démographique a
même conduit l’homme à vivre sur la mer, pas seulement sur des yachts ou des péniches, mais
aussi à concevoir des îles artificielles.
Actuellement, l’espace marin est exploité (parfois même surexploité) non-seulement pour ses
principales ressources, mais aussi pour l’intérêt majeur qu’il représente à travers les voies de
transports qu’il assure, le tourisme, l’exploitation minière offshore, les activités militaires et
scientifiques et les loisirs nautiques (Tourret, 2014).
Les richesses abondantes de l’espace maritime attisent d’innombrables convoitises qui
peuvent représenter un risque de guerre entre les états (Gilly et Wallet, 2005). Les activités
humaines dans l’espace maritime posent d’autres dangers pour celui-ci à savoir la surexploitation et la disparition de certaines ressources (d’où la nécessité d’avoir des quotas et de
les respecter), la pollution par les rejets de vastes quantités de plastique et d’autres déchets
notamment chimiques qui détruisent la faune et la flore, sans oublier le risque de catastrophes
écologiques que sont les marées noires. Ces risques sont encore plus importants du fait de
l’augmentation continuelle de l’utilisation de l’espace marin. Cette croissance n'est pas sans
conséquence pour l'océan, certains usages océaniques sont incompatibles entre eux ce qui
diminue leur rendement. En plus, l'impact cumulatif de chacun d'eux augmente la
détérioration de la qualité et de la santé de l'océan et les biens et services qu'il fournit. Cela est
d’autant plus vrai pour la Méditerranée qui est une mer où la diversité des espèces animales et
végétale est exceptionnellement riche, mais aussi menacée à tel point qu’elle représente un
des 34 « hot spots » de biodiversité identifiés dans le monde. Le concept de « hot spot » a été
développé par l’organisation non-gouvernementale (ONG) « Conservation International » afin
de désigner les régions du monde sur lesquelles il importe d’agir en priorité parce que leur
biodiversité est à la fois riche et menacée. La Méditerranée est particulièrement importante
dans le monde de par son fort taux d’endémisme, c'est-à-dire un taux élevé des espèces
observées en Méditerranée ne sont présentes que là et nulle part ailleurs dans le monde.
Il est nécessaire aujourd’hui dans la perspective d’une gestion plus durable du milieu marin,
d’organiser les utilisations de la mer pour éviter ces interactions et minimiser les impacts
négatifs sur la mer pour atteindre les objectifs du développement durable (Theys, 2000).
