Introduction générale
2
Les systèmes côtiers sont des entités en équilibre dynamique en regard des facteurs
hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques (Carter ,1988). Toutefois, cet
équilibre est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui affecte les littoraux
des différentes régions côtières du monde (Bird, 1985 ; Komar, 1998 ; Paskoff, 2001 ;
Stone et Orford, 2004). Les sociétés humaines ont depuis longtemps lutté contre l'érosion
et la violence des tempêtes dévastatrices. En effet, on trouve des indices de protection
côtière dès III siècle avant notre ère, dont les caractéristiques générales variant à long
terme, mais également à court terme sous l’effet des actions anthropiques devenant ainsi
problématiques sur cet équilibre dynamique naturel.
La réalisation d'ouvrages en zone côtière est susceptible de porter atteinte à
l'environnement, en raison de l'importance des travaux à engager, des dimensions des
aménagements projetés et de la fragilité de l'écosystème littoral. La construction ou
l'agrandissement d'un port est ainsi une source possible de perturbations hydrodynamiques
suffisante pour altérer l'équilibre sédimentologique du site et provoquer des mouvements
du trait de côte. (Ahmed Ould Elmoustapha ,2000)
Dans cette optique, la connaissance de l'influence des ouvrages portuaires sur l’évolution
future des plages et des côtes pourrait devenir un enjeu économique de première
importance compte tenu du regroupement de la population mondiale sur les littoraux. La
construction de ces ouvrages devra avoir pour principe d'apporter minimum de
perturbations sur l'équilibre sédimentaire (Migniot & Bouloc, 1981).
Malheureusement, s'il est parfois possible de respecter ce critère pour un ouvrage implanté
sur une côte où les mouvements sédimentaires sont faible, un tel respect paraît difficile
dans une zone soumise à un fort transit sédimentaire.
La côte sableuse de Cap Djinet constitue un exemple parfait des environnements côtiers
dont l’équilibre morpho-dynamique est contrôlé par la combinaison de facteurs humains et
naturels. Ces environnements fragiles ont fait récemment l’objet d’occupations humaines
qui se sont traduites par des aménagements de toutes sortes ayant plus ou moins réussis,
pour des fins de développement économique :
Construction d’un port de pêche et de plaisance en 2007 qui est maintenant hors service,
dont sa réalisation ; un important phénomène d’ensablement était observé, gênant la
poursuite des travaux. Après sa réalisation, l’ouvrage s’est retrouvé avec d’énormes
quantités de sable accumulées au niveau de la passe d’entrée bloquant ainsi la circulation
2
Les systèmes côtiers sont des entités en équilibre dynamique en regard des facteurs
hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques (Carter ,1988). Toutefois, cet
équilibre est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui affecte les littoraux
des différentes régions côtières du monde (Bird, 1985 ; Komar, 1998 ; Paskoff, 2001 ;
Stone et Orford, 2004). Les sociétés humaines ont depuis longtemps lutté contre l'érosion
et la violence des tempêtes dévastatrices. En effet, on trouve des indices de protection
côtière dès III siècle avant notre ère, dont les caractéristiques générales variant à long
terme, mais également à court terme sous l’effet des actions anthropiques devenant ainsi
problématiques sur cet équilibre dynamique naturel.
La réalisation d'ouvrages en zone côtière est susceptible de porter atteinte à
l'environnement, en raison de l'importance des travaux à engager, des dimensions des
aménagements projetés et de la fragilité de l'écosystème littoral. La construction ou
l'agrandissement d'un port est ainsi une source possible de perturbations hydrodynamiques
suffisante pour altérer l'équilibre sédimentologique du site et provoquer des mouvements
du trait de côte. (Ahmed Ould Elmoustapha ,2000)
Dans cette optique, la connaissance de l'influence des ouvrages portuaires sur l’évolution
future des plages et des côtes pourrait devenir un enjeu économique de première
importance compte tenu du regroupement de la population mondiale sur les littoraux. La
construction de ces ouvrages devra avoir pour principe d'apporter minimum de
perturbations sur l'équilibre sédimentaire (Migniot & Bouloc, 1981).
Malheureusement, s'il est parfois possible de respecter ce critère pour un ouvrage implanté
sur une côte où les mouvements sédimentaires sont faible, un tel respect paraît difficile
dans une zone soumise à un fort transit sédimentaire.
La côte sableuse de Cap Djinet constitue un exemple parfait des environnements côtiers
dont l’équilibre morpho-dynamique est contrôlé par la combinaison de facteurs humains et
naturels. Ces environnements fragiles ont fait récemment l’objet d’occupations humaines
qui se sont traduites par des aménagements de toutes sortes ayant plus ou moins réussis,
pour des fins de développement économique :
Construction d’un port de pêche et de plaisance en 2007 qui est maintenant hors service,
dont sa réalisation ; un important phénomène d’ensablement était observé, gênant la
poursuite des travaux. Après sa réalisation, l’ouvrage s’est retrouvé avec d’énormes
quantités de sable accumulées au niveau de la passe d’entrée bloquant ainsi la circulation
