Chapitre III : Résultats et discussions
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2. Discussions
En Algérie l'accroissement de la population littorale et des activités économiques rend compte
de la dégradation de la région littorale. Plus des 2/3 de la population réside sur 4 % du
territoire, les wilayas côtières qui occupent 2 % du territoire concentrent 40 % de la
population, les villes côtières compte en moyenne plus de 100 000 habitants en 1997 a depuis
doublé (Djebar et al.,2006).
Les sources principales des déchets solides littoraux sont les activités domestiques et
industrielles, avec ceux qui sont déposés directement ou indirectement dans la mer, les
décharges côtières, les agglomérations, le réseau pluvial, le réseau d'assainissement, les
bateaux particulièrement de haute mer qui souvent déposent leurs déchets directement dans la
mer qui les transporte par les éléments naturels jusqu'aux côtes. Les usagers des plages
laissent de grandes quantités de déchets sur le rivage. De plus des détritus solides sont jetés
par les populations habitants aux alentours des plages. Il en est de même pour les fortes pluies
qui lessivent les rues et le bassin versant entraînant de nombreux déchets sur la côte. Les vents
qui soufflent sur les décharges sauvages non sécurisées comme celle de Acherchour
emportent également des sacs plastiques et de la même manière, les déchets abandonnés en
dehors des poubelles.
L'évaluation de l’état de salubrité du littoral de Bejaia et celle de Jijel par l'identification et la
quantification des macro-déchets encombrants les principales plages autorisées ou non à la
baignade nous a permis d'établir un diagnostic préliminaire de l'état de la pollution et de
salubrité de cet écosystème côtier.
Nos résultats montrent une prédominance du bois qui se trouve en grande quantité dans les
plages Tassabount, Taghzouth, Oued Tabellout, Acherchour, Sid Ali Lbhar Ouled Bounnar,
et El M’zair, il s’agit généralement des branches de roseau et d'autres produits volumineux à
ne pas confondre avec des débris en bois de la nature comme les troncs d'arbre et des
branches, qui ne sont pas classés comme macro-déchets, cependant qu'ils soient d'origine
naturelle ou façonnés par l'homme, ces morceaux de bois nécessitent des moyens pour être
retirés des plages ou des eaux afin d'assurer un bon usage de ces plages. La quantité la plus
importante de bois est obtenue dans la plage Acherchour. Les détritus en bois représentent un
pourcentage élevé des macro- déchets identifiés durant la période d'étude. Des quantités aussi
élevées sont enregistrées dans les plages où il y a des oueds et une forte urbanisation c’est le
cas des plages Tassabount et Ouled Bounnar, Sid Ali Lbhar, le déversement dans les plages
des oueds traversant les forets constitue un apport des macro-déchets (essentiellement le bois).
Les plastiques sont prépondérants dans les plages Tassouste 01, la Terre Rouge, Oued
Tabellout, et plage Zouae. Les plastiques présentent un problème spécifique pour les mêmes
qualités qui le rendent si utile, son imputrescibilité, sa légèreté, sa solidité et sa durabilité. Ils
sont rendus inassimilables par la nature sans l'intervention de l'homme (José, 2002). En effet,
seul le soleil peut couper les chaînes de macromolécules et réduire le plastique en petites
particules invisibles à œil nu, au bout d'une vingtaine d'années, les effets de ces particules de
plastique sur la faune marine sont encore inconnus (Robert., et al, 2004). Ces plastiques
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2. Discussions
En Algérie l'accroissement de la population littorale et des activités économiques rend compte
de la dégradation de la région littorale. Plus des 2/3 de la population réside sur 4 % du
territoire, les wilayas côtières qui occupent 2 % du territoire concentrent 40 % de la
population, les villes côtières compte en moyenne plus de 100 000 habitants en 1997 a depuis
doublé (Djebar et al.,2006).
Les sources principales des déchets solides littoraux sont les activités domestiques et
industrielles, avec ceux qui sont déposés directement ou indirectement dans la mer, les
décharges côtières, les agglomérations, le réseau pluvial, le réseau d'assainissement, les
bateaux particulièrement de haute mer qui souvent déposent leurs déchets directement dans la
mer qui les transporte par les éléments naturels jusqu'aux côtes. Les usagers des plages
laissent de grandes quantités de déchets sur le rivage. De plus des détritus solides sont jetés
par les populations habitants aux alentours des plages. Il en est de même pour les fortes pluies
qui lessivent les rues et le bassin versant entraînant de nombreux déchets sur la côte. Les vents
qui soufflent sur les décharges sauvages non sécurisées comme celle de Acherchour
emportent également des sacs plastiques et de la même manière, les déchets abandonnés en
dehors des poubelles.
L'évaluation de l’état de salubrité du littoral de Bejaia et celle de Jijel par l'identification et la
quantification des macro-déchets encombrants les principales plages autorisées ou non à la
baignade nous a permis d'établir un diagnostic préliminaire de l'état de la pollution et de
salubrité de cet écosystème côtier.
Nos résultats montrent une prédominance du bois qui se trouve en grande quantité dans les
plages Tassabount, Taghzouth, Oued Tabellout, Acherchour, Sid Ali Lbhar Ouled Bounnar,
et El M’zair, il s’agit généralement des branches de roseau et d'autres produits volumineux à
ne pas confondre avec des débris en bois de la nature comme les troncs d'arbre et des
branches, qui ne sont pas classés comme macro-déchets, cependant qu'ils soient d'origine
naturelle ou façonnés par l'homme, ces morceaux de bois nécessitent des moyens pour être
retirés des plages ou des eaux afin d'assurer un bon usage de ces plages. La quantité la plus
importante de bois est obtenue dans la plage Acherchour. Les détritus en bois représentent un
pourcentage élevé des macro- déchets identifiés durant la période d'étude. Des quantités aussi
élevées sont enregistrées dans les plages où il y a des oueds et une forte urbanisation c’est le
cas des plages Tassabount et Ouled Bounnar, Sid Ali Lbhar, le déversement dans les plages
des oueds traversant les forets constitue un apport des macro-déchets (essentiellement le bois).
Les plastiques sont prépondérants dans les plages Tassouste 01, la Terre Rouge, Oued
Tabellout, et plage Zouae. Les plastiques présentent un problème spécifique pour les mêmes
qualités qui le rendent si utile, son imputrescibilité, sa légèreté, sa solidité et sa durabilité. Ils
sont rendus inassimilables par la nature sans l'intervention de l'homme (José, 2002). En effet,
seul le soleil peut couper les chaînes de macromolécules et réduire le plastique en petites
particules invisibles à œil nu, au bout d'une vingtaine d'années, les effets de ces particules de
plastique sur la faune marine sont encore inconnus (Robert., et al, 2004). Ces plastiques
