Chapitre I : Généralités et présentation des sites
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1.2/ Impacts sur les espèces
Les macro-déchets seraient responsables de la mort de 1.000.000 d’oiseaux marins et de
100.000 mammifères marins par an (Selon une estimation de l’antenne Surfrider
1 en 2009).
L’évaluation des mortalités causées par les macro-déchets étant difficile à étudier. En effet,
ces études concernent surtout les animaux morts échoués sur la côte et repérés avant leur
décomposition. Par ailleurs, en raison de l’écoulement rapide des cadavres d’animaux en mer
et la disparition hors d’une possible observation, les taux de mortalité de nombreuses espèces
sont probablement sous-estimés (Ifremer, 2010). L’enchevêtrement des mammifères marins,
les tortues, les invertébrés et les crustacés (poulpes, méduses, crabes), et enfin les oiseaux
peut représenter un facteur de mortalité important par étranglement ou immobilisation. La
cause principale d’étranglement est les filets perdus dans l’Océan.
Les animaux peuvent s’enchevêtrer dans des engins de pêche (60%) mais également dans des
anneaux de plastique de packs de boissons (40%). Ces animaux emmêlés meurent des suites
de l'infection de leurs blessures, de faim, ou de l'attaque de prédateurs du fait de leur moins
grande mobilité. Même sans provoquer la mort de l'animal, les filets empêchent les animaux
de se nourrir, de plonger ou d'aller respirer correctement en surface. L’étouffement ou
l’occlusion intestinale des espèces suite à l’ingestion de macro-déchets se réalise parce que
certaines espèces marines sont souvent incapables de faire la différence entre les déchets et
leurs proies habituelles. Par exemple, les tortues peuvent confondre les sacs plastiques avec
les méduses. Lorsqu’elles ingèrent un sac plastique, leur système digestif est bloqué et elles
meurent par occlusion intestinale. Les baleines, les phoques noirs, les otaries, les éléphants de
mer et beaucoup d’autres mammifères marins succombent par étouffement. Plus de 100
espèces d’oiseaux marins victimes d’ingestion de plastique ont été recensées (Laist, 1997). Il
faut également savoir que le plastique n’est pas biodégradable. Par action mécanique et sous
les effets de la température et des UV, il va se morceler en particules de plus en plus fines
pour finalement être réduit à une dimension microscopique. Il est alors appelé « plancton
plastique ». Outre le fait qu’il devient alors impossible de retirer ces macro-déchets du milieu
marin, des études scientifiques révèlent que ceux-ci bloqueraient également les systèmes
digestifs et respiratoires des méduses. Le plastique relâche des composés chimiques
(phtalates, biphényl et PPDE) et ainsi intoxique la faune marine en cas de contact avec ces
produits nuisibles (coquillages, oiseaux, poissons et mammifères).
1 Surfrider : est une association mondiale à but non lucratif, chargée de la protection et de la mise en valeur des lacs,
des rivières, de l'océan, des vagues et du littoral.
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1.2/ Impacts sur les espèces
Les macro-déchets seraient responsables de la mort de 1.000.000 d’oiseaux marins et de
100.000 mammifères marins par an (Selon une estimation de l’antenne Surfrider
1 en 2009).
L’évaluation des mortalités causées par les macro-déchets étant difficile à étudier. En effet,
ces études concernent surtout les animaux morts échoués sur la côte et repérés avant leur
décomposition. Par ailleurs, en raison de l’écoulement rapide des cadavres d’animaux en mer
et la disparition hors d’une possible observation, les taux de mortalité de nombreuses espèces
sont probablement sous-estimés (Ifremer, 2010). L’enchevêtrement des mammifères marins,
les tortues, les invertébrés et les crustacés (poulpes, méduses, crabes), et enfin les oiseaux
peut représenter un facteur de mortalité important par étranglement ou immobilisation. La
cause principale d’étranglement est les filets perdus dans l’Océan.
Les animaux peuvent s’enchevêtrer dans des engins de pêche (60%) mais également dans des
anneaux de plastique de packs de boissons (40%). Ces animaux emmêlés meurent des suites
de l'infection de leurs blessures, de faim, ou de l'attaque de prédateurs du fait de leur moins
grande mobilité. Même sans provoquer la mort de l'animal, les filets empêchent les animaux
de se nourrir, de plonger ou d'aller respirer correctement en surface. L’étouffement ou
l’occlusion intestinale des espèces suite à l’ingestion de macro-déchets se réalise parce que
certaines espèces marines sont souvent incapables de faire la différence entre les déchets et
leurs proies habituelles. Par exemple, les tortues peuvent confondre les sacs plastiques avec
les méduses. Lorsqu’elles ingèrent un sac plastique, leur système digestif est bloqué et elles
meurent par occlusion intestinale. Les baleines, les phoques noirs, les otaries, les éléphants de
mer et beaucoup d’autres mammifères marins succombent par étouffement. Plus de 100
espèces d’oiseaux marins victimes d’ingestion de plastique ont été recensées (Laist, 1997). Il
faut également savoir que le plastique n’est pas biodégradable. Par action mécanique et sous
les effets de la température et des UV, il va se morceler en particules de plus en plus fines
pour finalement être réduit à une dimension microscopique. Il est alors appelé « plancton
plastique ». Outre le fait qu’il devient alors impossible de retirer ces macro-déchets du milieu
marin, des études scientifiques révèlent que ceux-ci bloqueraient également les systèmes
digestifs et respiratoires des méduses. Le plastique relâche des composés chimiques
(phtalates, biphényl et PPDE) et ainsi intoxique la faune marine en cas de contact avec ces
produits nuisibles (coquillages, oiseaux, poissons et mammifères).
1 Surfrider : est une association mondiale à but non lucratif, chargée de la protection et de la mise en valeur des lacs,
des rivières, de l'océan, des vagues et du littoral.
