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Figure 5. Présentation de la baie de Bou Ismaïl et du site d’étude. D’après Bachari-Houma
(2009), modifiée par Boumaza (2015).
Les effluents urbains et industriels sont directement rejetés en mer, sans traitement
préalable, à travers de multiples déversoirs sous-marins, soit un volume estimé à 4000 m
3 par
jour (PNUE/PAM/MED POL/OMS, 2004). Ils charrient des quantités importantes de matières
organiques, détergents et colorants industriels qui atténuent la transparence de l’eau et
réduisent ainsi la pénétration de la lumière (Braïk, 1989 ; PNUE/PAM/CAR PAP, 2006 ;
Boumaza, 2015).
L’herbier à Posidonia oceanica présente la principale communauté benthique de
l’étage infralittoral de Bou Ismaïl. Il s’étend entre 5 et 22 m de profondeur en moyenne
(Braïk, 1989). Dans la partie orientale, l'installation de l'herbier de Posidonia oceanica est
contrariée par la présence du platier rocheux, sans sédiment, en bordure de littoral et son
extension vers le large est stoppée par les remaniements sous-marins auxquels est soumise
cette zone de forte pente. Le caractère très accidenté des fonds est lié à la présence
d'affleurements rocheux nombreux et à la présence de chenaux et de cuvettes d’intermattes
qui traversent l'herbier à Posidonia oceanica. Ces structures érosives témoignent de la
présence d'un important hydrodynamisme (Braïk, 1989). La limite supérieure de l’herbier à
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La mise en place d\'un réseau de surveillance de l\'herbier à posidonia oceanica de Boui-Ismail - 20/63

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