Introduction
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Le phytoplancton ou l’ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau,
est consommé par les organismes microscopiques (zooplancton) et les animaux de petite
taille (invertébrés filtreurs, poissons pélagiques). Ceux-ci constituent eux-mêmes la
nourriture de consommateurs plus gros qui, à leur tour, sont mangés par d’autres
prédateurs. Le phytoplancton constitue ainsi la base de la chaîne alimentaire aquatique.
Notre travail porte sur l’étude des floraisons phytoplanctoniques qui peuvent se convertir
en phénomènes ayant des effets négatifs aussi bien sur l’écosystème marin que sur la
santé et les intérêts économiques de l’homme (Illoul, 2014). On parle alors de PANs
(Prolifération d’Algues Nocives) ou HABs (Harmful Algal Blooms). les espèces
responsables de ces phénomènes appartiennent principalement aux classes des
dinophycées et des bacillariophycées (ou diatomophycées).
Sous certaines conditions hydrologiques et climatologiques, ces espèces peuvent se
développer si intensément qu’elles en arrivent à modifier la couleur apparente de la
surface des mers et à conduire à des épisodes d’eaux colorées. Certaines espèces
produisent des phycotoxines qui peuvent occasionner des intoxications parfois mortelles
chez l’homme en cas de consommation de bivalves filtreurs contaminés. D’autres espèces
peuvent causer la mortalité de poissons ou d’invertébrés en générant une anoxie du milieu
en cas de blooms ou en colmatant les branchies des poissons. Le développement des
proliférations d’algues nocives peut être ainsi à l’origine de pertes économiques
importantes dans le domaine de la conchyliculture (arrêt des exploitations) mais aussi du
tourisme (baisse de fréquentation des plages affectées par des blooms récurrents et/ou
toxiques).
Les zones confinées sont connues pour favoriser les proliférations d’algues nocives .En
effet, les ports et les plages protégées sont des milieux favorables au développement de
blooms en raison de leur confinement, de la stabilité de leurs eaux, la richesse en
nutriments et les températures élevées (Vila et al ., 2005 in Illoul, 2014).
Le milieu marin côtier est soumis à la pression exercée par l’accroissement des
populations littorales, par conséquent une augmentation des rejets domestiques, celle de
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Contribution à l\'étude du phytoplancton nocif dans des zones confinées de la région d\'Alger( port et plage d\'Eldjamila,port et plage de Sidi fredj - 16/110

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