Chapitre I: Synthèse Bibliographique
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II.2.2 La viscosité :
La viscosité d’un fluide est due aux forces de frottement des molécules les unes contre
les autres et elle dépend du pourcentage d’hydrocarbures légers. Cette viscosité traduit une
mesure de la résistance à l’écoulement et elle s’exprime en centistokes (cSt- viscosité
cinématique) pour une température donnée. Cette propriété régit la vitesse d’étalement d’une
nappe d’hydrocarbure puis le degré de pénétration dans les sédiments lorsqu’elle arrive à la
côte. En effet plus un hydrocarbure est visqueux, moins il pénètre le sédiment (Owens, 1994
in Fattal P., 2008). La viscosité diminue lorsque la température augmente et elle s’accroit par
l’évaporation des composés volatiles, par l’oxydation photochimique et surtout par formation
d’émulsion inverse qui modifie le comportement initial du produit (Fattal P., 2008).
II.2.3 Le point d’écoulement :
Le point d’écoulement est la température en dessous de laquelle un hydrocarbure ne
s’écoule plus. Si la température ambiante est inférieure à son point d’écoulement, le produit
en question se comporte comme un solide (Marchand N, 1999 in Almulsi E., 2011).
II.2.4 Le point éclair :
Le point éclair est la plus basse température à laquelle les fractions d’hydrocarbures
s’enflamment lorsqu’elles sont soumises à une étincelle. Certaines essences ont des points
d’éclair à 40°C alors que le mazout, que l’on trouve communément dans une chaudière, à un
point d’éclair aux alentours de 55°C (Fattal P., 2008).
II.2.5 Le point d’ébullition :
Chaque fraction d’hydrocarbures a une température d’évaporation. Les fractions
légères s’évaporent à des températures relativement basses, inferieures à 20°C. A contrario, il
faut des températures plus de 100°C pour évaporer les hydrocarbures lourds. Ainsi un pétrole
déversé, au cours d’une journée chaude et ensoleillée, voit une partie de sa fraction passer de
la phase liquide à la phase gazeuse. Avec l’évaporation, les hydrocarbures restant deviennent
plus visqueux et plus denses (Fattal P., 2008).
II.2.6 La tension superficielle :
La tension superficielle dépend de la température et permet de mieux appréhender la
vitesse d’étalement des nappes d’hydrocarbures. Plus la température augmente plus la tension
superficielle diminue et plus la vitesse d’étalement est importante. Dans ce cas, de vastes
surfaces ont touchées par l’étalement (Fattal P., 2008).
II.3. Classification des hydrocarbures :
II.3.1. Les hydrocarbures aliphatiques :
II.3.1.1. Les hydrocarbures saturés
Dans lesquelles toutes les liaisons C-C sont des liaisons simples, c’est-à-dire résultent de
la mise en commun de deux électrons. On les appelle les hydrocarbures saturés car ils ne
peuvent pas fixer d’éléments supplémentaires à ceux qui constituent leurs molécules (Lefebvre
G., 1978). Parmi lesquels, on distingue :
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