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Les littoraux offrent de nombreux services. Leur rôle dans la protection des côtes (de par leur
forme) et leur diversité biologique permet d’en faire des infrastructures naturelles littorales
variées. Cependant, des efforts doivent être faits afin d’améliorer la résilience des espaces
littoraux par une meilleure gestion des sédiments et par la préservation d’un espace
suffisant pour les processus côtiers. Il faudrait renoncer à l’idée de réaliser un aménagement
définitif mais au contraire il est conseillé d’intégrer un cycle d’actions alternant entre phases
d’observation et d’intervention. Cependant La seule action définitive envisageable sur le moyen
et le long terme reste le recul stratégique hors de la zone menacée par les risques d’érosion.
En effet Le littoral algérien connaît une forte pression (plus de 70% de la population algérienne
est concentrée sur le littoral). Les pressions dues aux activités humaines causent des dommages
considérables aux écosystèmes et aux paysages côtiers. L’occupation anarchique des espaces
littoraux et la surexploitation de ses ressources, sont également à l’origine des problèmes de
l’érosion et de la dégradation des milieux marins.
La baie d’Alger qui s’étend sur un linéaire côtier d’environ 84km, n’est pas exempte de cette
forte pression. La plupart de ses belles plages et de ses paysages paradisiaques, sont actuellement
dénaturalisés, trop artificialisés et marqués par l’implantation d’un nombre considérable
d’infrastructures littoral , portuaires et de complexes touristiques sur la côte, ceci a perturbé
l’équilibre sédimentaire lequel a aggravé le phénomène d’érosion sur toutes les plages de la baie
d’Alger
Pour remédier à ce problème Les autorités algériennes, ont souvent fait appel à des solutions
lourdes et très couteuses, consistent à installer des ouvrages de protection en enrochements
(Brise-lames, épis). Ce système de protection est très archaïque et souvent très lourd. Une simple
erreur de protection se traduit souvent par une cascade d’erreurs sur la protection, ceci implique
le nombre impressionnant de moyen de protection au km linéaire sur le littoral de la baie d’alger.
Ce genre d’intervention à un effet secondaire négatif sur le milieu côtier, en dénaturalisant le site
et en déclenchant une érosion dans les zones avoisinantes.
Le présent document, présente un panel de solutions afin de limiter l’érosion côtière et met en
avant l’importance des solutions dites « douces » dans la mesure du possible (caractérisé par une
meilleure prise en compte des aspects environnementaux et socio-économiques.), avec leurs
avantages et inconvénients. Bien souvent, ces solutions douces ne sont pas définitives et peuvent
parfois être combinées avec des solutions « dures » pour protéger des enjeux menacés à court
terme. Mais il est rappelé que sur le long terme il est illusoire de vouloir fixer définitivement le
trait de côte sans impact environnemental fort et de lourds investissements économiques.
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