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Les milieux côtiers sont situés à la frontière du continent et de la mer. Entre des domaines que
tout oppose, ils forment une interface particulière qui reste encore mal connue à l’heure actuelle.
Ainsi, les processus dynamiques, les constituants du milieu et leurs relations n’ont jamais été
intégralement analysés. En fait, il semble que l’étude du littoral constitue un sujet inépuisable tant
les côtes sont diversifiées autour de la planète et variables dans le temps.
La compréhension de ces milieux représente donc un vaste domaine d’investigation pour la
recherche fondamentale et les sciences naturelles.
Il faut également constater que la zone côtière est un espace d’activités privilégié pour les
hommes. On y trouve une grande concentration d’habitations, de plus, la pêche, le tourisme et les
activités portuaires sont des domaines économiques majeurs. La zone côtière est donc considérée
comme très attractive, mais elle est aussi particulièrement dangereuse. En effet, les évolutions
spectaculaires, l’impact des tempêtes et de l’érosion à long terme menacent parfois les activités
humaines. Ces risques et surtout la méconnaissance du milieu naturel entraînent légitimement un
sentiment de méfiance ou de peur. Malheureusement, les réactions humaines sont trop souvent
mal adaptées, très coûteuses et parfois destructrices pour l’environnement.
De nos jours, les littoraux, et les plages en particulier, reculent. Entre les pressions économiques
et environnementales, la préservation des milieux côtiers est devenue un enjeu essentiel de ces
prochaines années. Il faut pour cela avoir une meilleure compréhension des processus naturels.
En effet la présence d'ouvrages maritimes durs (jetées, cordons d'enrochement) a au fil des
années une influence négative sur l'environnement : en plus de la "pollution visuelle", ces
ouvrages ne font que déplacer les problèmes d'érosion de quelques centaines de mètres. Un
exemple classique est celui des digues ou des enrochements parallèles ou transversales à la cote
(qui provoquent généralement la formation d'un tombolo) et qui bloquent la dérive littorale et
induisent ainsi un déficit d'apport en sédiments en aval de l'ouvrage et donc une érosion locale.
Dans ce présent travail, on a choisit la baie d’Alger, qui est une zone riche avec ses potentiels
naturels, où l’intervention de l’homme sur le milieu littoral est très remarquable, nous avons
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Propositions d\'aménagement et de protection par les méthodes dites \"SOFT\" - 13/59

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