Chapitre I :
Les eaux de ballast et l’invasion biologique
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Tout comme la Caulerpa. taxifolia, Caulerpa. racemosa var. cylindracea tolère les
températures hivernales relativement basses du Nord de la Méditerranée ; Cette dernière
montre toutefois un cycle saisonnier plus marqué que pour C. taxifolia, avec une régression
nette de ses peuplements en hiver. Au printemps, avec le réchauffement des eaux, la
croissance devient rapide (jusqu’à 1.3 cm.d
-1
) permettant la colonisation de la plupart des
substrats (excepté les herbiers de Posidonies denses et les substrats meubles instables), de 0
à 30 m de profondeur (jusqu’à –60 m dans le bassin oriental). Caulerpa racemosa est plus
petite que C. taxifolia et ses peuplements présentent des biomasses beaucoup plus faibles,
mais sa vitesse d’expansion est par contre plus rapide.
La forme envahissante de Caulerpa racemosa a été signalée pour la première fois au début
des années 1990, dans le sud de la Méditerranée orientale, en Libye.
Les travaux taxonomiques et génétiques réalisés par Verlaque et al. (2000) et Durand et al.
(2002) ont démontré que cette souche de C. racemosa est bien différente des deux variétés
(Caulerpa racemosa var. turbinata-uvifera et C. racemosa var. lamourouxi) qui étaient
déjà connues du bassin oriental de Méditerranée (Tunisie, Moyen-Orient). Elle a par la
suite été formellement identifiée, grâce à ses particularités morphologiques et génétiques, à
une variété connue des mers tempérées du Sud-Ouest de l'Australie, C. racemosa var.
cylindracea.
Ces deux espèces de Caulerpa envahissantes pénètrent également l’herbier à Posidonia
oceanica (Magnoliophytes), l’un des écosystèmes les plus importants de Méditerranée.
Leur installation y est toutefois moins rapide que dans les peuplements dominés par
d'autres macrophytes (Rhodobiontes et Chromobiontes). Elles ne semblent coloniser que
les zones les plus clairsemées de l'herbier et ne s'implantent que sporadiquement au sein de
l'herbier dense (Gravez, P et al, 2005).
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