Conclusion Générale
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Au terme de ce travail de Master qui nous a été confié, qui a pour objectif principal,
l’impact des infrastructures littorales sur l’évolution du trait de côte dans une zone soumise
à un fort transit littoral –cas de Sidi Fredj-, on a essayé de répondre à cette problématique
et cela en la départageant en deux volets : la partie sous-marine et zone transitoire entre la
partie sous marine et la partie aérienne qui est le trait de côte.
La première partie consistait à l’étude granulo-sédimentaire du littoral Est de Sidi Fredj.
La répartition spatiale des sédiments montre d’une part une décroissance du diamètre en
allant de l’Est vers l’Ouest, liée probablement à une décroissance de la vitesse des courants
de la dérive littorale s’effectuant d’Est en Ouest, et d’autre part une décroissance du
diamètre des sédiments dans le profil (de la côte vers le large), lié aux courants de retour.
La modélisation du transport sédimentaire par le model GSTA « Grain Size Trend
Analysis » dans la zone a donné des résultats satisfaisants qu’on a pu récolter.
La deuxième partie consistait à la mise en place d’un SIG afin d’évaluer l’évolution
historique de la ligne de côte entre la période 1921-2015. En effet, le suivi de l’évolution
de cette portion du littoral algérien a fait ressortir que la récession des plages est un
phénomène ancien, il met en évidence une action néfaste et successive de faits
météorologiques, hydrodynamiques et humains. Cette érosion ne s’est pas atténuée au fil
du temps, bien au contraire, elle a continué à sévir en fonçant encore plus notre littoral
dans une déroute dramatiquement incontrôlable.
La troisième partie consistait à simuler la propagation des vagues venant de trois
directions différents avec estimation de la hauteur de la houle significative à la côte et ce, à
l’aide du logiciel SWAN. Les résultats obtenus montrent une concordance avec les
résultats de l’analyse de la réfraction des houles. En effet, la côte est atteinte beaucoup plus
par la houle du Nord (45°) ce qui confirme le coefficient de réfraction de 0.96.
Enfin, la dernière partie avait pour but d’exposer l’impact de l’implantation des
équipements côtiers : le port (1970) et les épis (1984) sur l’évolution du trait de côte.
Ces résultats préliminaires permettent de souligner les difficultés et la complexité de
l’aménagement de ce type de plages.
Ce projet de MASTER a donné lieu à une plate-forme de base de données récente qui
pourra être utile lors de la conception des ouvrages ou bien pour une étude future de la
zone.
L’élaboration de ce travail nous a permis, d’une part, approfondir nos connaissances et le
savoir-faire acquis durant les cinq ans années de notre formation à l’ENSSMAL, et d’autre
part, de préparer notre intégration à la recherche scientifique dans le domaine de
l’aménagement du littoral.
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