Chapitre III : Dimensionnement
Aménagement et protection du rivage de Jijel
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Avant d'entreprendre un projet de stabilisation et /ou de protection ; il convient de déterminer
la cause des problèmes relevés au niveau du front de mer , pour savoir établir le niveau de
protection requis et savoir utiliser la technique appropriée, il faut tenir compte des
informations propre du site .Ce n’est donc qu’à partir des résultats obtenus dans le chapitre
précédant qu’on pourra concevoir les ouvrages de sorte à ce qu'ils résistent aux conditions
prépondérantes.
1.
Objectif de l’intervention :
- Assurer la pérennité du front de mer ainsi que la zone terrestre située derrière en s’opposant
aux attaques frontales de la houle et à l’action des courants
- Viser une meilleure intégration à la vocation récréotouristique et donner un accès à la mer
Pour notre zone d’étude nous allons utiliser des ouvrages de protection de haut de plage ; nous
avons opté pour 2 types d’aménagements (1 et 2), comportant chacun 2 sous aménagements
(A1, B1 et A2, B2).
2.
Définition des ouvrages de haut de plage
Ces défenses de haut de plage ont pour caractéristiques communes de n’apporter de protection
qu’aux terrains situes immédiatement derrière elles. Bien que les ouvrages soient destinés à
assurer une protection contre la mer, leurs modes d’action sont différents et certains d’entre
eux peuvent également remplir d’autres rôles. On distingue 3 types d’utilisation :
•
Les ouvrages de défense : Leur rôle essentiel est de s’opposer à l’attaque de la mer en
recevant directement le choc des lames (murs brise mer), en dissipant leur énergie sur un talus
d’enrochements (digue a talus), en laissant monter les lames sur une pente douce (digue en
pente douce a revêtement lisse).
•
Les ouvrages de soutènement : Bien qu’ils assurent une protection contre la mer leur
rôle est également de maintenir les terres situées en arrière. Il peut s’agir de digue de « front
de mer ».
•
Les revêtements. Ce type d’ouvrage est place sur la partie du haut de plage à protéger,
pour interposer entre les lames et le sable un placage susceptible de mieux résister a leur
action et permettant en général également de raidir les pentes. De tels revêtements peuvent
être rigides ou souples.
La règle essentielle de dimensionnement est de limiter les réflexions sur un tel ouvrage, en
n’adoptant pas, dans la mesure du possible, de pente supérieure à 1/3. Aux Pays-Bas, en
France et dans le Nord de la France ont été adoptées des pentes de ¼ à 1/7.
Les pentes « rugueuses » en enrochements dissipent et absorbent efficacement l’énergie des
houles, réduisent l’ascension et le franchissement des lames ainsi que l’affouillement.
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