Contribution à l’étude de la pollution par les microplastiques dans la baie de Bou-Ismaïl
Conception et test du filet Manta
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3 Matériel et méthode
Le but de notre étude, est de mettre en évidence la présence des microplastiques dans les eaux
de la baie de Bou-Ismail. L’inexistence d’études antérieures sur le sujet en Algérie, a
conditionné le cheminement des travaux.
Bien évidement avant de choisir une méthode de prélèvement, il est nécessaire de citer les
méthodes existantes, pour pouvoir par la suite passer à la conception et le test du dispositif
choisi, présenter le protocole d'échantillonnage, et pour finir la quantification des déchets
plastiques
Techniques de prélèvement
Différentes techniques sont utilisées pour prélever ces particules microscopiques.
Ces méthodes varient en fonction de la matrice que l’on veut étudier, ainsi que de la profondeur
d’échantillonnage.
Matrice sédiment
- Sur le rivage : à l’aide de spatules, pelles et/ou carottes, les échantillons sont récupérés.
- Sur le fond : c’est avec la benne Eckman (Norén, 2008) ou Van Veen (Claessens, et al.,
2011) que se font généralement les échantillonnages dans la zone subtidale. Dans
certains cas, le traineau epibenthique est aussi usité (Lattin , et al., 2004), mais le
sédiment peut aussi être directement récupéré par des plongeurs.
Matrice eau
- Dans la colonne d’eau : à une profondeur supérieure à 20cm, c’est le filet à
phytoplancton de type Bango (Lattin , et al., 2004) ou le filet à zooplancton (Norén,
2008) que l’on plonge dans l’eau pour faire des transects et récupérer les
microplastiques potentiellement présents.
- En surface : C’est avec des filets spécifiques comme le Filet Manta ou le filet Avani
(figure 15) que les prélèvements sont effectués. Leur forme leur permet de flotter à la
surface et de récupérer ainsi les plastiques flottants.
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