Chapitre II
Zone d’étude

 
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Ces oueds jouent un rôle très important dans les apports en eaux usées (Benzohra,
1993).
II.3 La sédimentologie
Les sables grossiers caractérisent la baie vers l’embouchure de l’oued Mazafran et jusqu’à
une profondeur de 25 m. Au-delà de ce dépôt fluviomarin et jusqu’à une profondeur de 10 à
15m, les sables moyens ne réapparaissent qu’au niveau de Khemisti sur une zone étroite qui
continue jusqu’à Tipaza. (Al Sid Chikh et al., 2009). Une bande de sable fin apparait au large
de Sidi-Fredj et Palm Beach à moins de 2 m de profondeur et tapisse le fond de 15 m à 25 m
tout le long de la baie (LEM, 1998).
II.4 Bathymétrie de la baie de Bou Ismail
Le plateau continental, très étroit, atteint un maximum de 13km au niveau du Mont Chenoua
et un minimum de 3km entre Sidi Fredj et Alger. Il est caractérisé par une pente de l’ordre de
2 à 3% avec une ligne d’inflexion nette autour de l’isobathe 100m. Cette pente est perturbée
par quelques pointements rocheux localisés au large du Mazafran et de Bou Ismail.
II.5 Hydrodynamisme
L’origine du courant algérien, qui vient coller les côtes maghrébines à environ 0° de
longitude, provient des eaux atlantiques qui pénètrent à travers le détroit de Gibraltar
(Taupier-Letage, 1988). Ce courant, allant d’Ouest en Est, provoque des remontées d’eau
importantes à cause de ses tourbillons anticycloniques qui atteignent un diamètre de 100 à 200
km (même plus) avec des courants mobilisant une couche qui peut aller jusqu’à 200 m de
profondeur, phénomène qui se produit plusieurs fois par an sur une grande partie du bassin
Algérien (Millot et Taupier-Letage, 2005).

 
Figure II. 2 Circulation des eaux superficielles dans la Méditerranée (Bachari, 2009)

 

 

 

 
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