Chapitre I
Généralités
15
• Source externe : elle regroupe tous les apports continentaux se déversant en mer, que
ce soit par voie éolienne ou par voie fluviatile.
• Source interne : elle représente l’origine la plus importante, elle est assurée par des
flux verticaux. La régénération est assurée à partir de la matière organique issue de la
photosynthèse effectuée par les organismes autotrophes dans la couche euphotique
(Levitus, 1993).
I.1.5 Les paramètres indicateurs de pollution
Parmi les nombreux indicateurs de la qualité des eaux côtières, nous allons présenter :
I.1.5.1 Les Matières En Suspension (MES)
D’après (Ivanoff, 1972), en plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières
en suspension d’origines minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de natures
biogénique, terrigène, éolienne ou météoriques. Les matières en suspension dans les eaux de
mer sont donc de dimensions très variables. Elles comportent tous les composés ayant un
diamètre supérieur à 0.45 µm et elles peuvent être un indice de pollution (Aminot et
Chaussepied, 1983).
I.1.5.2 La Matière Organique Particulaire (MOP)
Les facteurs physiques, biologiques et chimiques contrôlent l’activité biologique des espèces
trophiques primaires de l’environnement marin. Les nutriments sont assimilés par le
phytoplancton pendant la photosynthèse qui produit la matière organique considérée comme
une source d’énergie et de nutriments, elle correspond à la fraction endogène qui est
facilement dégradée (Boulahdid, 1987). Reste la fraction exogène formée par les débris des
animaux et des végétaux possédant une certaine résistance à la dégradation bactérienne. Cette
fraction est nécessaire au fonctionnement des cycles biogéochimiques par la régénération des
sels nutritifs (Aminot et Kérouel, 2004).
I.1.5.3 La turbidité
Selon la norme ISO 7027 (AFNOR, 1999), la turbidité est définie comme la « réduction de la
transparence d'un liquide due à la présence de matières non dissoutes ».
La turbidité d’une eau est due à la présence de matières en suspension finement divisées :
argiles, limons, grains de silice, matière organique, etc. (Rodier, 1996). La description d’une
masse d’eau ne saurait être satisfaisante sans une référence à la transparence du milieu, c’està-dire à la pénétration de la lumière. La connaissance de ce facteur a une double importance,
elle détermine l’intensité lumineuse pénétrant sous la surface et elle permet également une
approche de la quantité de particules en suspension (Bachari, 2009). La turbidité des milieux
côtiers et des estuaires qui peut être le signe de rejets chargés en particules est le plus souvent
le résultat des apports continentaux de matériel solide, de la remise en suspension de dépôts
sédimentaires (par la houle et les courants de marée) et aussi parfois de poussées
phytoplanctoniques intenses alimentées par les apports nutritifs continentaux (Aminot et
Kérouel, 2004).
Généralités
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• Source externe : elle regroupe tous les apports continentaux se déversant en mer, que
ce soit par voie éolienne ou par voie fluviatile.
• Source interne : elle représente l’origine la plus importante, elle est assurée par des
flux verticaux. La régénération est assurée à partir de la matière organique issue de la
photosynthèse effectuée par les organismes autotrophes dans la couche euphotique
(Levitus, 1993).
I.1.5 Les paramètres indicateurs de pollution
Parmi les nombreux indicateurs de la qualité des eaux côtières, nous allons présenter :
I.1.5.1 Les Matières En Suspension (MES)
D’après (Ivanoff, 1972), en plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières
en suspension d’origines minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de natures
biogénique, terrigène, éolienne ou météoriques. Les matières en suspension dans les eaux de
mer sont donc de dimensions très variables. Elles comportent tous les composés ayant un
diamètre supérieur à 0.45 µm et elles peuvent être un indice de pollution (Aminot et
Chaussepied, 1983).
I.1.5.2 La Matière Organique Particulaire (MOP)
Les facteurs physiques, biologiques et chimiques contrôlent l’activité biologique des espèces
trophiques primaires de l’environnement marin. Les nutriments sont assimilés par le
phytoplancton pendant la photosynthèse qui produit la matière organique considérée comme
une source d’énergie et de nutriments, elle correspond à la fraction endogène qui est
facilement dégradée (Boulahdid, 1987). Reste la fraction exogène formée par les débris des
animaux et des végétaux possédant une certaine résistance à la dégradation bactérienne. Cette
fraction est nécessaire au fonctionnement des cycles biogéochimiques par la régénération des
sels nutritifs (Aminot et Kérouel, 2004).
I.1.5.3 La turbidité
Selon la norme ISO 7027 (AFNOR, 1999), la turbidité est définie comme la « réduction de la
transparence d'un liquide due à la présence de matières non dissoutes ».
La turbidité d’une eau est due à la présence de matières en suspension finement divisées :
argiles, limons, grains de silice, matière organique, etc. (Rodier, 1996). La description d’une
masse d’eau ne saurait être satisfaisante sans une référence à la transparence du milieu, c’està-dire à la pénétration de la lumière. La connaissance de ce facteur a une double importance,
elle détermine l’intensité lumineuse pénétrant sous la surface et elle permet également une
approche de la quantité de particules en suspension (Bachari, 2009). La turbidité des milieux
côtiers et des estuaires qui peut être le signe de rejets chargés en particules est le plus souvent
le résultat des apports continentaux de matériel solide, de la remise en suspension de dépôts
sédimentaires (par la houle et les courants de marée) et aussi parfois de poussées
phytoplanctoniques intenses alimentées par les apports nutritifs continentaux (Aminot et
Kérouel, 2004).
