Chapitre 03 :
Résultats et Discussion
72
(Amanieu et al., 1977 ; Bayed et al., 1988 et 1998 ; Chbicheb, 1996 ; Bazaïri et al.,2003 ;
Chaouti et al., 2001 ; Mistri et al., 2001 ; Chaouti et Bayed, 2005).
Le suivi d’un cycle annuel de la diversité spécifique et de la structure de la communauté
macrozoobenthique dans la lagune a révélé d’importantes fluctuations.
Ces dernières semblent être gouvernées par des paramètres physico-chimiques telles que la
salinité et la température et édaphiques (nature du substrat), sans oublier d’autres facteurs
externes comme les changements climatiques brusques ; tels que les effets des tempêtes
locales (Draredja, 2005).
Sur le plan qualitatif, la macrofaune benthique de la lagune Mellah avec un cortège de 23
espèces inventoriées, est comparable par sa richesse spécifique aux peuplements benthiques
recensés dans d'autres milieux lagunaires et estuariens. En effet, cette diversité spécifique est
assez similaire aux résultats obtenus par la richesses spécifiques enregistrées dans les lagunes
de Merja Zerga au Maroc (20 espèces) (Bazaïri et al., 2003), de Valle di Gorino en Italie (19
espèces) (Munari et Mistri, 2008) et Biguglia en Corse (18 taxa) (Clanzig, 1991).
La comparaison de la lagune Mellah avec d'autres écosystèmes lagunaires méditerranéens
(Tableau. 13), montre que sur le plan qualitatif, la lagune Mellah demeure parmi les milieux
saumâtres moyennement riches en espèces. Cette situation serait en relation directe avec un
certain nombre de caractéristiques de ces biotopes, dont les plus évidentes sont d’ordre
géomorphologique, bathymétrique, hydrodynamique, hydrologique, édaphiques, etc.
En effet, l’ensemble de ces facteurs influent directement ou indirectement sur la composition
qualitative et quantitative de la macrofaune benthique colonisant ces écosystèmes aquatiques
particuliers, instables et surtout très fragiles.
Tableau 13 : Comparaison de la richesse spécifique de la lagune Mellah avec d’autres
écosystèmes Méditerranéens
Biotope
Nombre
d’espèces
Références bibliographiques
Lagune Mellah (Algérie)
29
Bakalem & Romano (1979)
37
Semroud (1983)
56
Draredja (1992)
37
Grimes (1994)
43
Draredja (2007)
23
Présente étude
Lagune du Nord de Tunis (Tunisie)
90
Tlig- Zouari et al., (2007)
Lagune de Sebou (Maroc)
60
Mergaoui et al., (2003)
Lagune de Nador (Maroc)
296
Menioui et Zine (1995)
300
Zine et Menioui (1998)
Delta de l’Ebre (Espagne)
89
Cartes et al., (2007)
Estuaire de Seine (France)
12
Elkaim (1993)
84
Desroy et al., (2001)
166
Duhamel (2001)
Delta du Rhône (France)
80
Hermand et al., (2008)
Lagune de Venise (Italie)
60
Tagliapietra et al., (1998)
80
Munari et al., (2009)
Valle Smarlacco (Italie)
28
Ponti et al., (2007)
Lagune de Santa Giusta (Italie)
83
Tataranni et al., (2009)
Résultats et Discussion
72
(Amanieu et al., 1977 ; Bayed et al., 1988 et 1998 ; Chbicheb, 1996 ; Bazaïri et al.,2003 ;
Chaouti et al., 2001 ; Mistri et al., 2001 ; Chaouti et Bayed, 2005).
Le suivi d’un cycle annuel de la diversité spécifique et de la structure de la communauté
macrozoobenthique dans la lagune a révélé d’importantes fluctuations.
Ces dernières semblent être gouvernées par des paramètres physico-chimiques telles que la
salinité et la température et édaphiques (nature du substrat), sans oublier d’autres facteurs
externes comme les changements climatiques brusques ; tels que les effets des tempêtes
locales (Draredja, 2005).
Sur le plan qualitatif, la macrofaune benthique de la lagune Mellah avec un cortège de 23
espèces inventoriées, est comparable par sa richesse spécifique aux peuplements benthiques
recensés dans d'autres milieux lagunaires et estuariens. En effet, cette diversité spécifique est
assez similaire aux résultats obtenus par la richesses spécifiques enregistrées dans les lagunes
de Merja Zerga au Maroc (20 espèces) (Bazaïri et al., 2003), de Valle di Gorino en Italie (19
espèces) (Munari et Mistri, 2008) et Biguglia en Corse (18 taxa) (Clanzig, 1991).
La comparaison de la lagune Mellah avec d'autres écosystèmes lagunaires méditerranéens
(Tableau. 13), montre que sur le plan qualitatif, la lagune Mellah demeure parmi les milieux
saumâtres moyennement riches en espèces. Cette situation serait en relation directe avec un
certain nombre de caractéristiques de ces biotopes, dont les plus évidentes sont d’ordre
géomorphologique, bathymétrique, hydrodynamique, hydrologique, édaphiques, etc.
En effet, l’ensemble de ces facteurs influent directement ou indirectement sur la composition
qualitative et quantitative de la macrofaune benthique colonisant ces écosystèmes aquatiques
particuliers, instables et surtout très fragiles.
Tableau 13 : Comparaison de la richesse spécifique de la lagune Mellah avec d’autres
écosystèmes Méditerranéens
Biotope
Nombre
d’espèces
Références bibliographiques
Lagune Mellah (Algérie)
29
Bakalem & Romano (1979)
37
Semroud (1983)
56
Draredja (1992)
37
Grimes (1994)
43
Draredja (2007)
23
Présente étude
Lagune du Nord de Tunis (Tunisie)
90
Tlig- Zouari et al., (2007)
Lagune de Sebou (Maroc)
60
Mergaoui et al., (2003)
Lagune de Nador (Maroc)
296
Menioui et Zine (1995)
300
Zine et Menioui (1998)
Delta de l’Ebre (Espagne)
89
Cartes et al., (2007)
Estuaire de Seine (France)
12
Elkaim (1993)
84
Desroy et al., (2001)
166
Duhamel (2001)
Delta du Rhône (France)
80
Hermand et al., (2008)
Lagune de Venise (Italie)
60
Tagliapietra et al., (1998)
80
Munari et al., (2009)
Valle Smarlacco (Italie)
28
Ponti et al., (2007)
Lagune de Santa Giusta (Italie)
83
Tataranni et al., (2009)
