Chapitre III
Rentabilisation et valorisation des déchets d’une STEP
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Introduction
La vie quotidienne et les activités de nombreux secteurs (industrie, transport,
exploitation des ressources, agriculture, etc.) conduisent à une production massive de déchets.
De plus, ils ont pris conscience depuis une vingtaine d’années de l’existence de sols et sites
pollués et des risques qui y sont liés. Or il s’agisse bien de déchets, de boues ou d’eaux usées
épurées, la conception, l’optimisation, la mise en œuvre de procédés de valorisation et de
traitement constituent un enjeu essentiel dans la perspective d’un développement durable.
Cette étude en question vise à mettre au point la valorisation des déchets de la STEP de
Boumerdes.
III. 1) Valorisation des eaux usées épurées (irrigation) :
La gestion durable de l’eau est l’un des principaux axes du développement durable dans
la mesure où l’eau doit répondre aux besoins des générations actuelles et satisfaire les
générations futures. L’agriculture constitue le plus gros consommateur des ressources
hydriques vu la diminution des apports en eau constatée depuis plusieurs décennies. Les
agriculteurs notamment ceux des régions continentales s’intéressent à l’utilisation des eaux
usées (Maynard et Hochmuth, 1997). L'épuration de l'eau usée et son utilisation en
irrigation est une option attrayante car elle représente une source d'eau et d'engrais
additionnels renouvelables et fiables (FAO, 2003). En Algérie, la gestion des eaux usée
épurées accorde une place importante à l’approvisionnement de l’agriculture en eau
d’irrigation.
III .1.1) Situation de l’irrigation en Algérie
Dans les conditions déficitaires en ressources en eau le secteur de l’agriculture est le
plus gros demandeur en eau rapporte qu’en 2006, 900000 hectares soit10.5% de la SAU sont
irrigués et 78% de cette superficie est irrigués avec des eaux souterraines et 13% avec des
eaux superficielles (Tamrabet, 2011).
La gestion des périmètres irrigués s’améliore peu à peu avec leur prise en charge par l’ONID
(Office Nationale de l’Irrigation et de Drainage).L’extension des surfaces irriguées en PMH
(petites et moyennes hydrauliques) bien qu’encourageante pour le développement de
l’agriculture à provoquer un accroissement considérable des forages individuels et des
surexploitations dangereuses de certaines nappes souterraines la tarification sur l’eau agricole
est faible (Benblidia,2011).Deux types d’exploitations agricoles irriguées : les grands
périmètres irrigués(GPI) relevant de l’État et gérer par l’ONID. Ces périmètres sont irrigués
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