Introduction générale
Introduction
La croissance démographique que connaît notre planète se traduit par une forte pression
exercée sur les ressources naturelles par des captures des pêcheries mondiales que sont en
pleine stagnation depuis 25 ans (FAO, 2014), cette croissance continue dans le monde
nécessite plus de nourriture.
Dans ce contexte, notre étude a porté sur le poisson chat africain Clarias gariepinus
(Burchell, 1822), l’une des principales espèces d’élevage d’intérêt comestible, qui connait
récemment une forte demande en Algérie. Nous préconisons ainsi de valoriser les espèces
sahariennes d’intérêt aquacole et de promouvoir l’élevage des espèces autochtones dont
Clarias gariepinus qui est qualifié de « poisson fait pour la pisciculture et les
consommateurs africains » (Atanda, 2007). Selon Mfwana et al., (2016), Parmi les 32
espèces du genre clarias représentées en Afrique, le Clarias gariepinus (Burchell, 1822)
revêt une grande importance commerciale en pêche et aquaculture tant sur le continent
africain que le reste du monde.
Les avantages de choix de Clarias gariepinus sont ; son taux de croissance élevé, Il tolère
facilement les eaux turbides ainsi que la surdensité, il résiste aux faibles teneurs en
oxygène dissous vue qu’il a une respiration aérienne, résistance aux manipulations, au
stress et aux maladies, il peut être facilement transforme (séché, fumé, filet) ou vendu
vivant, il présente de très bonne valeur nutritive.
Comme dans tout système aquacole, le succès de l'élevage de Clarias gariepinus, dépend
de plusieurs facteurs dont l'un des plus importants est la source d'approvisionnement en
alevins nécessaires pour le grossissement en taille marchande.
A cet égard, nous avons entrepris ce travail au niveau de l’annexe du CNRDPA de Ouargla
afin de réaliser la reproduction artificielle de poisson chat Clarias gariepinus (Burchell,
1822), cependant il doit y avoir assez de nourritures (aliments) disponibles pour assurer la
croissance des larves et des juvéniles de C.gariepinus vue que l’aliment représente de 30 à
70 % des coûts d’exploitation en aquaculture quelle que soit l’espèce de poisson produite,
ainsi que pour tous les autres types d’élevages (Shang, 1990).
En Algérie, le développement de la pisciculture se heurte aux déficits nutritionnels qui sont
en majorité importés. A cet effet, nous avons orienté notre travail vers la formulation et la
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Maitrise de la reproduction artificielle et étude comparative de la croissance du poisson-chat africain Clarias gariepinus (Bruchell,1822 ) selon trois formules d\'aliments - 11/103

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