Introduction générale
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Introduction générale
La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers
le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, des revenus
ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de
20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la
moitié du poisson destiné à la consommation humaine (FAO, 2016).
Globalement, la situation des stocks de poissons marins dans le monde ne s’est pas
améliorée, en dépit de progrès notables dans certaines zones. D’après une analyse de la FAO
consacrée aux stocks de poissons commerciaux évalués, la proportion des stocks exploités à
un niveau biologiquement durable a reculé, de 90 % en 1974 à 68,6 % en 2013. Cela signifie
que, d’après les estimations, 31,4 % des stocks de poissons étaient exploités à un niveau
biologiquement non durable, c’est-à-dire surexploités (FAO, 2016).
L’état de la pêche en Méditerranée suit les mêmes tendances et connaît les mêmes
problèmes que pour la plupart des pêcheries dans le monde, à savoir une surexploitation
généralisée et une large dégradation de l’habitat. De plus, la pêche en Méditerranée est
particulièrement complexe en raison de la grande diversité des cas et des cultures très
différentes des nombreux pays concernés. Un énorme travail d’évaluation a été entrepris ces
dernières années sur l’état des stocks de la pêche en Méditerranée, sous la direction des
organisations régionales de gestion de la pêche (Lleonart, 2015).
La daurade royale Sparus aurata Linné, 1758 présente une importance halieutique et
aquacole, aussi bien en Algérie que sur tout le pourtour méditerranéen. Ainsi, de nombreuses
études lui ont été consacrées, portant sur sa croissance (Lasserre et Labourg, 1974 ; Suau et
Lopez, 1976 ; Chaoui et al., 2006 ; Mehanna, 2007 ; Emre et al., 2009 ; Ahmed, 2011 ; HadjTaieb et al., 2013), sa reproduction (Chaoui et al., 2006 ; Mehanna, 2007 ; Ahmed, 2011 ;
Hadj-Taieb et al., 2013 ; Chebel et al., 2018), son régime alimentaire (Rosecchi, 1985 ;
Wassef et Eisawy, 1985 ; Chaoui et al., 2005 ; Hadj-Taieb et al., 2013), son écologie (Chebel
et al., 2018), son élevage (Robaina et al., 1995 ; Andrades et al., 1996 ; Montero et al.,
1999 ; Gómez-Requeni et al., 2004 ; Brown et al., 2005) ainsi que sur sa structure
démographique et génétique (Mehanna, 2007 ; Chaoui et al., 2009 ; Ahmed, 2011 ; Chaoui et
al., 2012 ; Hadj-Taieb et al., 2014).
Sur le littoral algérien, S. aurata est fortement recherchée, en raison de sa qualité
organoleptique et de sa haute valeur économique, ce qui la rend sujette à une éventuelle
surexploitation. Cependant, si elle a bénéficié de quelques études en milieu lagunaire (Chaoui
et al., 2005, Chaoui et al., 2006, Chaoui et al., 2009, Chaoui et al., 2012), elle reste
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Introduction générale
La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers
le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, des revenus
ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de
20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la
moitié du poisson destiné à la consommation humaine (FAO, 2016).
Globalement, la situation des stocks de poissons marins dans le monde ne s’est pas
améliorée, en dépit de progrès notables dans certaines zones. D’après une analyse de la FAO
consacrée aux stocks de poissons commerciaux évalués, la proportion des stocks exploités à
un niveau biologiquement durable a reculé, de 90 % en 1974 à 68,6 % en 2013. Cela signifie
que, d’après les estimations, 31,4 % des stocks de poissons étaient exploités à un niveau
biologiquement non durable, c’est-à-dire surexploités (FAO, 2016).
L’état de la pêche en Méditerranée suit les mêmes tendances et connaît les mêmes
problèmes que pour la plupart des pêcheries dans le monde, à savoir une surexploitation
généralisée et une large dégradation de l’habitat. De plus, la pêche en Méditerranée est
particulièrement complexe en raison de la grande diversité des cas et des cultures très
différentes des nombreux pays concernés. Un énorme travail d’évaluation a été entrepris ces
dernières années sur l’état des stocks de la pêche en Méditerranée, sous la direction des
organisations régionales de gestion de la pêche (Lleonart, 2015).
La daurade royale Sparus aurata Linné, 1758 présente une importance halieutique et
aquacole, aussi bien en Algérie que sur tout le pourtour méditerranéen. Ainsi, de nombreuses
études lui ont été consacrées, portant sur sa croissance (Lasserre et Labourg, 1974 ; Suau et
Lopez, 1976 ; Chaoui et al., 2006 ; Mehanna, 2007 ; Emre et al., 2009 ; Ahmed, 2011 ; HadjTaieb et al., 2013), sa reproduction (Chaoui et al., 2006 ; Mehanna, 2007 ; Ahmed, 2011 ;
Hadj-Taieb et al., 2013 ; Chebel et al., 2018), son régime alimentaire (Rosecchi, 1985 ;
Wassef et Eisawy, 1985 ; Chaoui et al., 2005 ; Hadj-Taieb et al., 2013), son écologie (Chebel
et al., 2018), son élevage (Robaina et al., 1995 ; Andrades et al., 1996 ; Montero et al.,
1999 ; Gómez-Requeni et al., 2004 ; Brown et al., 2005) ainsi que sur sa structure
démographique et génétique (Mehanna, 2007 ; Chaoui et al., 2009 ; Ahmed, 2011 ; Chaoui et
al., 2012 ; Hadj-Taieb et al., 2014).
Sur le littoral algérien, S. aurata est fortement recherchée, en raison de sa qualité
organoleptique et de sa haute valeur économique, ce qui la rend sujette à une éventuelle
surexploitation. Cependant, si elle a bénéficié de quelques études en milieu lagunaire (Chaoui
et al., 2005, Chaoui et al., 2006, Chaoui et al., 2009, Chaoui et al., 2012), elle reste
