Chapitre III
Analyse des résultats
64
Discussion générale
L’analyse des données relatives à l’urbanisation de la zone côtière des deux wilayas pilotes
(Oran et Tipaza) a permis de faire plusieurs constats :
i. Le niveau d’urbanisation des zones côtières des deux wilayas n’est pas le même.
En effet, la wilaya d’Oran qui est la deuxième métropole du pays et l’une des plus
grandes villes du bassin occidental de la Méditerranée présente une artificialisation
de sa zone côtière bien plus importante avec un taux d’urbanisation de 23.64%
contrairement à Tipaza, qui avec 9.71% de sa surface artificialisée, n’a pas encore
atteint des niveaux « ingérables »(Matev, 2013).
ii. Les communes littorales de ces wilayas présentent un taux d'urbanisation
et de périurbanisation généralement beaucoup plus élevé que la moyenne.
On remarque que les communes de Bir El Djir, Oran, Bethioua et Ain Kerma à Oran
enregistrent des taux d’urbanisation remarquables par rapport aux autres communes
avec des taux situés entre 20.41 et 55.82%. Par ailleurs, les communes de Tipaza,
Cherchell, Bousmail, Ain Tagourait et de Gouraya (wilaya de Tipaza) ont des taux
d’urbanisation qui se situent entre 22,09 et 55.73%. Cette situation est due
essentiellement à la forte concentration urbaine et la disponibilité des infrastructures
appropriées au niveau des communes en question. Cette situation crée une attractivité
des populations et de nouvelles activités consommatrices d’espaces naturels et auront
tendance à l’avenir à aggraver la situation de l’urbanisation au niveau
de ces communes qui ont connu un rythme d’artificialisation rapide au cours
de ces deux dernières décennies. Cette situation est liée à l’accélération
du développement socio-économique et des besoins en occupation de l’espace qui sont
générés par l’augmentation et la concentration démographique au niveau de la zone
côtière considérée. Bien que l’urbanisation favorise le développement socioéconomique et améliore la qualité de vie, elle demeure une action de l’homme
provoquant le changement radical de la couverture naturelle du sol à artificielle dans
les villes (Lefebvre et Shine, 2005).
iii. Les communes qui possèdent des ports telles que Mers El Kabir, Arzew, Oran
et Bethioua à Oran et Gouraya, Cherchell, Tipaza, Khemisti et Bouharoun dans
la wilaya de Tipaza présentent généralement un taux d’urbanisation relativement plus
élevés que les autres communes. Ce constat permet de souligner l’effet « locomotive »
des activités portuaires sur l’aménagement et l’occupation des zones côtières.
iv.
Le développement rapide et anarchique des villes et la non maitrise d l’urbanisation
ont un impact négatif sur la durabilité de la biodiversité en raison de la perte
de l’habitat naturel ce qui mis en danger des espèces animales et végétales .Ceci est
traduit par la réduction du patrimoine forestier qui est souvent lié à la pression
démographique et le détournement des terres agricoles .La zone côtière de ces deux
wilayas et en particulier celle d’Oran qui est un lieu de forte attraction démographique
a révélé que cette tendance s’est faite au détriment des surfaces forestières qui ont
fortement diminuées à Oran alors que la situation de Tipaza est moins grave.
Analyse des résultats
64
Discussion générale
L’analyse des données relatives à l’urbanisation de la zone côtière des deux wilayas pilotes
(Oran et Tipaza) a permis de faire plusieurs constats :
i. Le niveau d’urbanisation des zones côtières des deux wilayas n’est pas le même.
En effet, la wilaya d’Oran qui est la deuxième métropole du pays et l’une des plus
grandes villes du bassin occidental de la Méditerranée présente une artificialisation
de sa zone côtière bien plus importante avec un taux d’urbanisation de 23.64%
contrairement à Tipaza, qui avec 9.71% de sa surface artificialisée, n’a pas encore
atteint des niveaux « ingérables »(Matev, 2013).
ii. Les communes littorales de ces wilayas présentent un taux d'urbanisation
et de périurbanisation généralement beaucoup plus élevé que la moyenne.
On remarque que les communes de Bir El Djir, Oran, Bethioua et Ain Kerma à Oran
enregistrent des taux d’urbanisation remarquables par rapport aux autres communes
avec des taux situés entre 20.41 et 55.82%. Par ailleurs, les communes de Tipaza,
Cherchell, Bousmail, Ain Tagourait et de Gouraya (wilaya de Tipaza) ont des taux
d’urbanisation qui se situent entre 22,09 et 55.73%. Cette situation est due
essentiellement à la forte concentration urbaine et la disponibilité des infrastructures
appropriées au niveau des communes en question. Cette situation crée une attractivité
des populations et de nouvelles activités consommatrices d’espaces naturels et auront
tendance à l’avenir à aggraver la situation de l’urbanisation au niveau
de ces communes qui ont connu un rythme d’artificialisation rapide au cours
de ces deux dernières décennies. Cette situation est liée à l’accélération
du développement socio-économique et des besoins en occupation de l’espace qui sont
générés par l’augmentation et la concentration démographique au niveau de la zone
côtière considérée. Bien que l’urbanisation favorise le développement socioéconomique et améliore la qualité de vie, elle demeure une action de l’homme
provoquant le changement radical de la couverture naturelle du sol à artificielle dans
les villes (Lefebvre et Shine, 2005).
iii. Les communes qui possèdent des ports telles que Mers El Kabir, Arzew, Oran
et Bethioua à Oran et Gouraya, Cherchell, Tipaza, Khemisti et Bouharoun dans
la wilaya de Tipaza présentent généralement un taux d’urbanisation relativement plus
élevés que les autres communes. Ce constat permet de souligner l’effet « locomotive »
des activités portuaires sur l’aménagement et l’occupation des zones côtières.
iv.
Le développement rapide et anarchique des villes et la non maitrise d l’urbanisation
ont un impact négatif sur la durabilité de la biodiversité en raison de la perte
de l’habitat naturel ce qui mis en danger des espèces animales et végétales .Ceci est
traduit par la réduction du patrimoine forestier qui est souvent lié à la pression
démographique et le détournement des terres agricoles .La zone côtière de ces deux
wilayas et en particulier celle d’Oran qui est un lieu de forte attraction démographique
a révélé que cette tendance s’est faite au détriment des surfaces forestières qui ont
fortement diminuées à Oran alors que la situation de Tipaza est moins grave.
