Généralités
9
fond, permettant la remise à disposition des nutriments dans la couche de
surface. Un développement phytoplanctoniques important a lieu, avec un pic
principal de densité en février et des pics secondaires en novembre-décembre
et mars-avril. Les espèces de petite taille (rapport surface/volume ~ 1)
capables de se multiplier rapidement (stratégie r) sont favorisées. Les
Bacillariophycées prédominent ce stade. Les espèces présentes appartiennent
aux genres Chaetoceros, Thalassiothrix, ThalassionemaetAsterionella. La
diversité est globalement faible.
- stade 2 : il est caractérisé par la présence de Bacillariophycées de tailles plus
importantes (rapport surface/volume ~ 0,5) et l’apparition en proportions non
négligeables de Dinophycées. Les taux de croissance ainsi que les densités de
populations sont plus faibles qu’au stade 1. Dans le schéma global
méditerranéen, les genres Rhizolenia, GuinardiaetBacteriastrumreprésentent
la communauté de Bacillariophycées. Les Dinophycées s’illustrent à travers
les genres Prorocentrum, Phalacroma, Dinophysis, Peridinium et Ceratium.
La diversité atteint généralement son maximum à ce stade.
- stade 3 : la masse d’eau devient pauvre en nutriments. Les Dinoflagellés
augmentent, favorisés par leur taux de croissance faible et leur capacité à se
diriger dans la masse d’eau grâce à leurs flagelles. De plus, certaines
Dinophycées sont capables d’hétérotrophie, ce qui leur permet de survivre
lorsque les nutriments deviennent vraiment insuffisants. Ce troisième stade a
notamment lieu l’été, lors de la stratification de la masse d’eau. Les genres
Ceratium, Peridinium, Dinophysis, Gymnodinium, Gonyaulax et
Prorocentrum sont prépondérants lors de ce troisième stade. La diversité est
inférieure à celle du stade 2 mais reste néanmoins supérieure à celle du stade
1. Même si globalement cette évolution saisonnière se retrouve dans
l’ensemble de la Méditerranée, à savoir une floraison printanière et une
floraison automnale, des nuances apparaissent selon les sites d’étude.
I -4 Facteurs contrôlant le développement du phytoplancton :
D’après Findleyet klingh (1994), les populations phytoplanctoniques varient avec
les saisons et dépendent de facteurs à la fois physique et chimiques. Les concentrations
de nutriments et leurs proportions stœchiométriques constituent des indicateurs
fondamentaux de prolifération phytoplanctoniques.
Le développement du phytoplancton est sous l’effet de différents facteurs
biologiques et physico chimiques (tableau 1).
En effet, pour son développement, le phytoplancton a besoin de nutriments et
d’énergie lumineuse. Pour cette raison, il faut avoir un apport de nutriments dans la
Précédent

Suivi de la dynamique des populations phytoplanctoniques au niveau d’une zone estuarienne cas de « Oued Mazafran ». - 25/89

Suivant