Généralités
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I -2-3-1 : les groupes diatomiques influencés par la salinité :
On sait que les paramètres physico-chimique de l’eau influence de manière direct ou
indirect sur la survie et la répartition des groupes phytoplanctoniques surtouts les
diatomées qui sont sensible à la variation de la salinité.
La salinité affecte la survie des diatomées et la sensibilité des espèces est très
hétérogènes au sein de ce groupe (Record, 2009), La capacité d’adaptation des
diatomées aux variations de la concentration saline en chlorures (NaCl, MgCl
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) est
parfois élevée grâce à leur pouvoir d’osmorégulation (diatomées euryhalines) ou au
contraire très limitée (diatomées sténohalines) (B.J.Nicolas, P.M.Christine&U.Polatera
Philippe ,2011).
Elles peuvent être classées en 7 classes selon leur niveau de tolérance (travaux de DellUomo ,2004) :
 Les diatomées halophobes : ce sont les diatomées d’eau douce qui ne
tolèrent pas les chlorures si ces dernières dépassent le seuil de 20 mg/L (ex.
Achnanthesflexella,Diatomahyemalis, Neidiumalpinum).
 les diatomées oligohalobes exigeantes qui tolèrent seulement une petite
quantité en chlorure, de 20 à 50 mg/L (ex. Achnanthesminutissima,
Amphorainariensis, Fragilariacapucina).
 les diatomées oligohalobes tolérantes : elles ont un développement optimal
autour de 50 à 200 mg/L (ex. Cocconeispediculus, Cocconeisplacentula,
Gomphonemaparvulum).
 les diatomées halophiles : ce sont des organismes pour lesquels une
concentration modérée en sels chlorures est stimulante. La salinité est
comprise entre 200 et 500 mg/L (ex. Caloneisamphisbaen,
Entomoneispaludosa, Cyclotellameneghiniana). Leur présence est
symptomatique d’une pollution minérale modérée d’origine anthropique et
parfois naturel (nature de la roche).
 les diatomées β-mesohalobes : ce sont les formes d’eau oligosaumâtre, avec
une salinité comprise entre 0,5 et 5 g/L (ex. Bacillariaparadoxa, Navicula
halophila, Nitzschialorenziana). Ces espèces (et d’autres) indiquent une
forte pollution minérale.
 Les diatomées α-mesohalobes : formes d’eau saumâtre avec une salinité
comprise entre 5 et 20 (-30) g/L.
 Les diatomées euhalobes : salinité entre 30 et 40 g/L.
 Les diatomées polyhalobes (ou hyperalobes) : elles tolèrent des valeurs de
salinité supérieurs à 40 g/L.
 Ces deux dernières catégories n’intègrent que des formes typiquement
marines.
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