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(Theys, 2003). La participation des locaux dans la préservation des écosystèmes est également
l’un des critères d’une "bonne gouvernance" retenu par la banque mondiale (Havard, 2013). De
même, le premier principe UICN de bonne gouvernance pour les aires protégées est relatif à
l’engagement actif des acteurs dans ces aires (Borrini-Feyerabend et al., 2014).
1.5 Quelle place pour l’Homme dans les espaces protégés et leur
gouvernance ? Les acteurs du territoire : leur rôle et l’importance de
leur intégration
L’idée d’exclusion de l’homme de la nature a évolué durant le siècle dernier vers la nécessité
de l’intégration des populations locales dans les projets de conservation (Havard, 2013).
D’autant plus qu’une multitude de parties prenantes variant entre services gouvernementaux,
élus, organismes professionnels, ONG et communautés locales est impliquée dans la
gouvernance d’une aire protégée.
L’UICN a distingué ces acteurs en deux catégories en se basant sur le droit (Borrini-Feyerabend
et al., 2014). Ainsi nous avons :
- D’une part, les détenteurs de droits : qui sont les acteurs disposant de droits légaux ou
coutumiers sur le milieu et ses ressources ;
- D’autre part, les porteurs d’intérêts : représentés par tout acteur disposant un intérêt direct ou
indirect dans le territoire et ses ressources.
De nombreux travaux dans la littérature ont évoqué l'importance de la participation effective et
de la confiance à la gestion de l'environnement. Environnementalistes, praticiens des politiques
et chercheurs ont à maintes reprises souligné le rôle fondamental de la participation et de
l’implication du public dans les diverses problématiques liées à la conservation, notamment la
mise en œuvre de politiques de protection de l'environnement et la cogestion (De Pourcq et al.,
2015). L’implication des acteurs a même été identifiée comme le facteur de succès le plus
important lors d’une analyse menée sur 27 AMP en Méditerranée (PISCO, 2016).
L’étude menée par De Pourcq et al., (2015) a également révélé que la participation effective et
la confiance étaient la combinaison la plus efficace de conditions de cogestion. Ces conditions
une fois remplies réduisaient considérablement, voire éliminaient, les conflits. Par ailleurs, la
participation pourrait améliorer les processus d'apprentissage et la qualité de la prise de
décision, encourager la responsabilisation et le soutien de la population (De Pourcq et al., 2015).
Dans certains cas, une protection réelle n’a été assurée que grâce à la participation plus active
des citoyens de la zone (Stringer et al., 2006).
La participation pourrait donc être à la fois socialement utile et environnementalement
bénéfique (Stringer et al., 2006).
La mise en place d’un plan de gestion dans le cadre de la planification du territoire dépend
d’une démarche bien déterminée. L’aboutissement de cette dernière et l’élaboration de
meilleurs plans de gestion sont principalement liés à la communication et à la participation des
acteurs concernés (PAC Maroc, 2011 ; Stringer et al., 2006). De plus, cette participation qui
permettra aux acteurs de forger de nouvelles relations, d'apprendre ensemble ainsi que les uns
(Theys, 2003). La participation des locaux dans la préservation des écosystèmes est également
l’un des critères d’une "bonne gouvernance" retenu par la banque mondiale (Havard, 2013). De
même, le premier principe UICN de bonne gouvernance pour les aires protégées est relatif à
l’engagement actif des acteurs dans ces aires (Borrini-Feyerabend et al., 2014).
1.5 Quelle place pour l’Homme dans les espaces protégés et leur
gouvernance ? Les acteurs du territoire : leur rôle et l’importance de
leur intégration
L’idée d’exclusion de l’homme de la nature a évolué durant le siècle dernier vers la nécessité
de l’intégration des populations locales dans les projets de conservation (Havard, 2013).
D’autant plus qu’une multitude de parties prenantes variant entre services gouvernementaux,
élus, organismes professionnels, ONG et communautés locales est impliquée dans la
gouvernance d’une aire protégée.
L’UICN a distingué ces acteurs en deux catégories en se basant sur le droit (Borrini-Feyerabend
et al., 2014). Ainsi nous avons :
- D’une part, les détenteurs de droits : qui sont les acteurs disposant de droits légaux ou
coutumiers sur le milieu et ses ressources ;
- D’autre part, les porteurs d’intérêts : représentés par tout acteur disposant un intérêt direct ou
indirect dans le territoire et ses ressources.
De nombreux travaux dans la littérature ont évoqué l'importance de la participation effective et
de la confiance à la gestion de l'environnement. Environnementalistes, praticiens des politiques
et chercheurs ont à maintes reprises souligné le rôle fondamental de la participation et de
l’implication du public dans les diverses problématiques liées à la conservation, notamment la
mise en œuvre de politiques de protection de l'environnement et la cogestion (De Pourcq et al.,
2015). L’implication des acteurs a même été identifiée comme le facteur de succès le plus
important lors d’une analyse menée sur 27 AMP en Méditerranée (PISCO, 2016).
L’étude menée par De Pourcq et al., (2015) a également révélé que la participation effective et
la confiance étaient la combinaison la plus efficace de conditions de cogestion. Ces conditions
une fois remplies réduisaient considérablement, voire éliminaient, les conflits. Par ailleurs, la
participation pourrait améliorer les processus d'apprentissage et la qualité de la prise de
décision, encourager la responsabilisation et le soutien de la population (De Pourcq et al., 2015).
Dans certains cas, une protection réelle n’a été assurée que grâce à la participation plus active
des citoyens de la zone (Stringer et al., 2006).
La participation pourrait donc être à la fois socialement utile et environnementalement
bénéfique (Stringer et al., 2006).
La mise en place d’un plan de gestion dans le cadre de la planification du territoire dépend
d’une démarche bien déterminée. L’aboutissement de cette dernière et l’élaboration de
meilleurs plans de gestion sont principalement liés à la communication et à la participation des
acteurs concernés (PAC Maroc, 2011 ; Stringer et al., 2006). De plus, cette participation qui
permettra aux acteurs de forger de nouvelles relations, d'apprendre ensemble ainsi que les uns
