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a) Aire Marine Protégée ; quel intérêt et quels bénéfices ? (Objectifs de la création
des AMP)
Les deux principales raisons pour la création des AMP sont la protection des habitats naturels
et de la biodiversité ainsi que la contribution au maintien de la viabilité de la pêche (Kelleher,
1999). « La promotion des socio-économies locales et du développement durable ainsi que la
préservation des valeurs historiques et culturelles » sont également considérées comme des
objectifs de création des AMP à travers le monde (Di Franco et al., 2014).
Par ailleurs, les AMP constituent des laboratoires de bonnes pratiques et de développement
durable permettant de tester des scénarios de gestion et «de nouvelles gouvernances » (De
Cacqueray, 2011) ainsi que de la GIZC (Chaboud, et al., 2008). Elles sont également utilisées
à des fins éducatives et de recherche ainsi que récréatives et touristiques. Les AMP peuvent
donc être considérées comme des outils multi-objectifs visant à atteindre des objectifs de
conservation et de promotion du développement durable dans ses trois dimensions écologiques,
économiques et sociales (Di Franco et al., 2014 ; Noël et Weigel, 2007).
De ce fait, l’objectif premier de la gestion devrait s’appliquer sur les trois quarts de l’aire
protégée au moins selon la règle des 75%. Il est également recommandé par l’UICN que 25 %
maximum de la surface d’une aire protégée soit gérée suivant d’autres objectifs à condition
qu’ils soient compatibles avec l’objectif premier de l’aire protégée (Dudley, 2008).
b) Les bénéfices des AMP
Les effets positifs des AMP peuvent être directs ou indirects et sont constatés à l’intérieur et à
l’extérieur de son périmètre notamment sur la pêche artisanale (Di Franco et al., 2014). Les
AMP permettent :
- La conservation de la biodiversité, en particulier les habitats critiques des espèces menacées
(Kelleher, 1999).
- L'accroissement de la biodiversité marine et de la biomasse ainsi que l’augmentation de la
résilience des écosystèmes (Cullis-Suzuki et Pauly, 2010 ; Wood et al., 2008 ; Halpern, 2003 ;
PISCO, 2016) (Figure 2).
- Une amélioration des connaissances (Kelleher, 1999).
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