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Deux des quinze indicateurs seulement sont considérés durables (Figure 44). Il s’agit du
tourisme, qui malgré une augmentation prévisionnelle de 40% du nombre de touristes restera
toujours à l’intérieur de la bande d’équilibre en raison du développement important des
infrastructures d’accueil. En termes de gouvernance du PNG, le maintien du rythme de la mise
en œuvre de décisions et recommandations du Conseil d’orientation par les gestionnaires du
Parc permettra de maintenir la durabilité de cet indicateur.
Le scénario tendanciel établi prévoit un développement non durable par excès pour cinq
indicateurs :
- Le taux d’urbanisation et d’artificialisation de la zone côtière qui atteindra les 70% au niveau
de la commune de Bejaïa. Cette importante croissance est expliquée par la continuité et
l’accélération du développement socio-économique de la commune notamment en termes de
logement et d’infrastructures touristiques et ce que cela engendrera en termes de besoin en
assiette foncière. Cette forte artificialisation accentuera également considérablement le
phénomène d’érosion côtière.
- La politique du développement du secteur de la pêche visant la promotion des filières à
l’horizon 2020 (MPRH, 2014) mènera à l’augmentation de l’effort de pêche. La production
prévisionnelle qui atteindra les 5000 tonnes par an est considérée très non durable par excès.
- Les rejets en mer seront également très non durables par excès. Même si le nombre de rejets
pourrait ne pas augmenter, la croissance démographique et le développement des activités
économiques engendreront certainement une augmentation du volume de rejets dans le milieu
marin. Surtout si les STEP existantes demeurent au même niveau de capacité de traitement ou
que de nouvelles stations ne sont pas réalisées. Cette augmentation de polluants en mer mènera
inévitablement à celle du pourcentage du linéaire côtier interdit à la baignade qui se situe à la
limite supérieure de la durabilité.
- La dégradation de la qualité des eaux de baignade sera également accompagnée par un risque
de leur disparition en raison de l’accentuation considérable du phénomène d’érosion côtière dû
à la forte artificialisation de la côte.
D’autre part, huit indicateurs sont au-dessous de la bande d’équilibre et donc considérés non
durables, voire très non durables, par déficit.
- Le scénario tendanciel prévoit un statu quo concernant la surface terrestre et marine protégée
avec une absence de classement de nouvelles aires d’ici 2025. Ceci stipule que la seule surface
terrestre protégée sera toujours le PNG et qu’aucune AMP ne sera encore créée. Delà, aucun
budget ne sera consacré à l’AMP et l’indicateur sera toujours non durable par déficit.
- Les associations demeureront également représentées dans le Conseil d’orientation du Parc
par une seule association de protection de la nature. Cette situation est jugée très non durable
par déficit, car elle limite considérablement la participation et l’implication de la société civile
dans la gestion du PNG.
- Ce manque d’implication d’un important acteur qui joue un rôle essentiel dans la
sensibilisation, en plus de la diminution des actions de sensibilisation menées par les
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 177/243

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